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Louise |
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Votre Majesté, Madame, J'ay eu pendant longtems grande confiance en l'archevesque de Cambray. Il fut rien de moins que le précepteur de mon petit-fils, le duc de Bourgogne. Mais je ne pouvois tolérer les mauvaises idées politiques qu'il a voulu inculquer à mon petit-fils. Madame de Maintenon s'estoit beaucoup trop avancée dans cette histoire de quietisme, que vous connoissez peut-estre. Son attachement pour les idées de Madame Guyon et de Monsieur de Fénélon mit un tems à passer. Mais elle comprit son erreur et toute mésentente que nous eussions pu avoir sur ce sujet fut tout de bon effacée. Louis Votre Majesté, Merci beaucoup pour votre réponse. À vrai dire, non, je ne connais point cette affaire sur le quiestisme et j'aimerais bien que vous m'expliquiez en quoi consiste ce mouvement religieux -dont je sais juste qu'il vous déplaît énormément, allant à l'encontre des règles monarchiques. Bien à vous, Louise Madame, Je ne souhaite point diffuser davantage les mauvaises pensées de cette madame Guyon et de monsieur de Fénélon. Il s’agit là d’une affaire religieuse qui ébranla déjà suffisamment l’Église. Et mesme si monsieur de Fénélon se repentit sur ce point, il fit connaistre par ses escrits que son non-respect pour ma personne estoit aussy manifeste que son non-respect pour l’Église de Dieu. À ce point là, tout estoit dorénavant irréconciliable. Louis
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