C'est un honneur de vous écrire. Quand je pense que j'écris au plus grand roi du monde! Je voulais vous poser une question qui me tracasse. En fait, je vais bientôt me marier. Vous vous êtes marié avec Marie-Thérèse d'Autriche mais vous ne la connaissiez pas, cela devait être un peu intimidant, je ne sais pas, expliquez-moi comment cela se passe sinon je vais être perdue. Je voyage dans le temps et je voulais vous dire qu'à mon époque malheureusement il n'y a plus de royauté, c'est bien dommage mais c'est comme ça.
Que Dieu vous bénisse.
Très cordialement,
La duchesse de Sansay ou, si vous voulez, Élisa
Permettez-moy de vous féliciter pour vostre mariage.
Il est vray que je ne connoissois point la feue Reyne au moment de l’espouser. Mais cela est ainsy des mariages royaux, qui sont avant tout des alliances. Je ne peux dire que j’estois intimidé et sans doute l’estoit-elle plus que moy. Connoissez-vous vostre futur mari?
Je vous donne le bonjour,
Louis
Sire,
Merci d'avoir répondu à ma lettre. Je vais épouser le comte de Tourville. Allez-vous agrandir le château de votre père? Si oui, pourquoi?
Très cordialement,
La duchesse de Sansay
Madame,
Si vous me parlez de Versailles, cela a esté fait il y a bien longtems!
Je vous donne le bonjour,
Louis
Sire,
Je ne connais pas très bien Versailles. Les jardins de Versailles sont vraiment très beaux, ce sont des jardins à la française qui ont été dessinés par Lenôtre. Il y a la galerie des glaces, faite par Mansart. Les peintures ont été peintes par Lebrun. Votre chambre et celle de la reine sont grandioses. Parlez-moi de votre métier de roi.
Très cordialement,
La Duchesse de Sansay
Madame de Sansay,
Soyez plus précise: que désirez-vous savoir sur mon mestier de roy?
Louis
Sire,
Les paysans étaient très pauvres, que faisiez-vous pour eux?
Très cordialement,
la duchesse de Sansay
Madame de Sansay,
J’aurois aimé faire plus pour mon peuple, mais les guerres qu’a connues le royaume m’ont souvent empesché d’en faire autant que je l’aurois voulu. Néanmoins, je ne crois point avoir laissé tomber mes peuples. J’ay toujours fait ce qui me paraissoit le mieux pour eux, j’ay tenté le plus que faire se pouvoit de diminuer l’effet des mauvaises récoltes et des famines, des guerres et autres plaies qui pouvoient les frapper. J’ose espérer que mon successeur saura en faire plus et rendra ses peuples heureux comme ils le méritent.
Louis
Sire,
Qui est votre successeur?
Madame de Sansay,
Pour le moment, mon successeur est le seul arrière-petit-fils qu’il me reste et il est asgé d’à peine cinq ans. Mais ces choses changent si vite. J’ay dus m’y résigner dans les dernières années, après avoir perdu mon fils, mes deux petits-fils et mon arrière-petit-fils.
Je vous donne le bonjour.
Louis
Sire,
Merci d'avoir répondu à mon message!