Victoria, Léa, Anne et Elisa
écrivent à

Louis XIV
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Cher Roi-Soleil, Mesdemoiselles, Le mestier de roy est public. Nous nous devons tout entier à nos peuples, comme en spectacle. Tous les yeux sont rivés sur nous, et cela me paroit bien normal. Je n’ay donc aucun problème avec le fait d’estre toujours regardé. Je n’ay que peu de souvenirs de mon accession au trosne puisque, comme vous l’escrivez vous-mesme, j’etois alors bien jeune. Je crois que le mestier de roy est le plus beau mestier du monde. La feue reyne ma mère et mon parrain, le cardinal Mazarin, ont su bien mener mes affaires pendant ma minorité. La Fronde est maintenant bien loin derrière nous, et cela est bien ainsy. J’ay toujours adoré la chasse, et cela est encore le cas aujourd’hui, bien que je n’aie plus la vigueur de ma jeunesse. Vous me trouvez ici à Marly, au mois d’aoust de l’an de grasce 1715. J’atteindray bientost soixante-dix-sept ans, ma jeunesse me semble bien loin… Je vous donne le bonjour, mes jeunes demoiselles, Louis |