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F. Vallée |
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Il me semble que vous l'avez laissée tomber! Monsieur, Vous vous méprenez. S’il est vray que je perdis
quelques territoires suite à la dernière guerre, vous
conviendrez comme moy que mes colonies d’Amérique couvrent un
territoire immense, très difficile à défendre. Songez seulement que c'est sans doute sous mon règne
que la Nouvelle-France s'est le plus développée et ce
sous tous les aspects, depuis le règne du Roy mon
grand-père Henry IV. Pour tenter d'encourager la colonisation de
ce vaste territoire, plusieurs moyens ont esté mis en oeuvre.
Parmis ceux-cy, l'arrivée de Filles du Roy en Nouvelle-France,
l'encouragement fait aux soldats présents de s'establir dans la
colonie et les contrats d'engagement. D'après les rapports de mes intendants, je peux vous dire qu'en moins de vingt ans, le nombre de colons establis en Canada a triplé. Cependant, le contexte économique autant que politique et la résistance de plusieurs à quitter la France pour s'establir dans le Nouveau-Monde ont malgré tout freiné les efforts entrepris. Des compagnies de commerce ont esté créées, ouvertes autant à la noblesse qu'à la roture. Elles connurent et connaissent encore un certain succès. Alors, Monsieur, n’ayez crainte. Je n’ay aucune intention de laisser tomber la Nouvelle-France. Louis |
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