Le cardinal Richelieu |
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| Votre Majsté, Je souhaiterais vous questionner sur vos relations avec le cardinal Richelieu; aviez-vous réellement confiance en lui?... Veuillez agréer l'expression de mes sentiments les plus distingués. D. |
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| Monsieur, Mon cousin le cardinal de Richelieu a toute ma confiance pour me conseiller au mieux dans la gestion des affaires de l'État. Je sais que quelques personnes font courir moult calomnies sur le compte du cardinal, c'est pourquoi, je profite de cette correspondance avec mes loyaux sujets de la Nouvelle-France pour faire clore le bec à tous ces détracteurs. Dieu a voulu que je sois roi, et il est de mon devoir de tout faire pour que j'accomplisse cette tâche le mieux possible. Il est donc de mon devoir de m'entourer des gens les plus compétents, en laissant de coté toutes inclinaisons personnelles, et a contrario, de me séparer des gens porteurs de mauvais conseils, mais étant néanmoins d'agréables compagnons. La conduite des affaires du royaume m'a amené en avril 1624 à appeler le cardinal de Richelieu au conseil, sur la recommandation de la reine ma mère. Certes, je l'avoue, c'est un peu à contrecoeur, que j'ai signé cette nomination. Le cardinal, ayant siégé au conseil du temps de l'infâme Concini. Il m'est pourtant forcé de reconnaître que ses avis étaient toujours excellents, et son zèle dans son travail, jamais mis à défaut. Jamais encore ses avis n'ont été contre la politique que je tends mener: redonner à la France le rang qui lui est dû en Europe, abaisser ses rivales afin de la rendre plus forte et moins vulnérable et ainsi protéger mes sujets de tout risque d'invasion. Alors, Monsieur, oui, j'ai toute confiance envers mon cousin le cardinal de Richelieu. Louis, treizième du nom Roi de France |