Anaïs
écrit à

   


Maria Leszczynska

     
   

Portrait de Marie-Thérèse de France

   

Chère Marie,
 
J'ai pu apprendre qu'à la mort prématurée de Marie-Thérèse de France en 1748, Marie-Josèphe de Saxe a fait réaliser un portrait de votre défunte petite-fille pour l'offrir au Dauphin Louis-Ferdinand. Je voudrais savoir qui est l'auteur de ce portrait.
 
Mes amitiés,

Anaïs


Anaïs,
 
Je vous avoue que je n'ai pas souvenance d'un tel portrait, de même que je ne me rappelle guère de ladite enfant morte si jeune. Une telle action ne m'étonnerait cependant pas de la défunte dauphine, toujours prévenante et aimable. Une telle peinture peut exister, mais, pour moi, je ne l'ai jamais eue devant les yeux, il me semble.
 
Votre dévouée,
 
Marie Leszczynska
Chère amie,
 
Je suis actuellement en pleines recherches afin de pouvoir admirer des portraits de vos enfants. J'aimerais à ce titre savoir s'il existe des portraits de votre second fils le duc d'Anjou et de votre fille Félicité tous deux morts en bas âge. J'ai ressenti beaucoup d'émotion lorsque j'ai pu contempler des tableaux de Pierre Gobert représentants vos jumelles Elisabeth et Henriette ainsi que  Madame Troisième Marie-Louise.
 
Mes amitiés,

Anaïs

Bien chère Anaïs,
 
Je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à mes pauvres enfants défunts. En 1733, je fus très malheureuse suite aux décès de deux de mes enfants, Madame Troisième et le duc d'Anjou. Pour garder leur souvenir, je fis faire de Monsieur Charles Coypel un portrait de Madame Troisième et un autre du petit duc. Ce dernier y est représenté en apothéose. C'est, à ma connaissance, le seul portrait qu'il existe de lui.
 
Pour Félicité, je n'ai hélas aucun portrait d'elle, étant morte à Fontevrault comme vous le savez. Il était impossible de fixer ces traits puisqu'aucun peintre ne l'avait vue. J'en étais fort désemparée, me sentant coupable car je ne m'était point vraiment opposée à son éloignement. C'est tout juste si j'étais capable de me remémorer ses traits, car elle n'était qu'un bébé lorsqu'elle avait quitté Versailles. Quelle douleur pour une mère!
 
Votre amie fidèle,
 
Marie