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Céline |
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Amourette |
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Bonjour Madame, Céline, En ce qui concerne ma santé, je me porte mal depuis le début de décembre. Le chagrin que m'a causé la mort de mes enfants et de mes amis me ronge autant que la fièvre. J'ai fort maigri et suis parfois contrainte à prendre le lit, ce que je ne supporte guère, hélas. Je n'ai jamais eu d'amant. Le grand amour de ma vie est mon époux, Roy de France et de Navarre par la grâce de Dieu. En revanche, avant que de lui être mariée, je fis la connaissance du marquis de Courventaux, qui faisait partie de la garnison chargée de notre protection lorsque je vivais encore à Wissembourg avec mes parents. Je l'avais rencontré à un bal que mon père, le roi Stanislas, avait fait donner afin de me trouver quelque prétendant. Il faut dire que mon père ne régnait plus sur la Pologne depuis des années et que nous nous trouvions cruellement désargentés, ce qui entravait considérablement mes chances de mariage. Aussi fus-je ravie de me voir courtisée par ce beau jeune homme, fort riche de surcroît, qui se plaisait à louer mes vertus. Le marquis résolut de me demander en mariage. Mon père refusa catégoriquement; que représente donc un marquisat lorsque l'on a été roi? Courventaux s'était donc rendu chez le Régent, plein d'espoir, solliciter le titre de duc et pair de France. Malgré le fait qu'il était de haut lignage, étant le petit-fils de Monsieur de Louvois, il se fit éconduire et ne revint jamais. J'en fus malade de chagrin. Au plaisir, Marie
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