juju.bdman@caramail.com
écrit à

   


John Lennon

     
   

Excusez donc Gérard

   

Cher John, je me permets d'adresser milles baisers à votre cadavre, aussi putride et abject fût-il.

Je vous admire énormément sans avoir guère plus de choses à vous dire.

Je vous prie dans votre infinie mansuétude d'excuser Gérard et à travers lui toute la Belgique. Il vous a fait part de son mépris, oh combien compréhensible, pour les atrocités «communistes» et cela m'a fort contrarié.

Que l'on puisse reconsidérer les théories communistes dans ce qu'elles ont de tangible et de valable, dans les possibilités de mises en place effectives qu'elles impliquent, je l'entends bien, et c'est heureux car la critique est formatrice.

Cela dit, convenir que la doctrine communiste a, dans son intégralité, vocation à favoriser et à autoriser tous les massacres et toute la barbarie du monde est pour moi pur mensonge. On ne peut pas décemment remettre en cause le halo gigantesque nommé «communisme».

On ne peut que soumettre à la critique les interprétations douteuses qu'en ont faites les dirigeants communistes. Marx avait lui-même dit que la Russie était le pays le moins favorable à la mise en place de ses théories, la preuve en est qu'elles n'ont pas fait l'objet d'intérêt très sérieux puisque Marx lui-même n'envisageait la révolution communiste que comme inévitable, inéluctable, avec et après la chute et le déclin des sociétés capitalistes, porteuses d'inégalités profondes au sein desquelles les quelques politiques socialistes ont bien du mal à faire entendre la voix de la sagesse, la démocratie est au peuple pour le peuple, les lobbies capitalistes appartiennent aux patrons et rien qu'aux patrons!

¡Hasta la verdable revolución, siempre!

ROUTCHY



Dear Julien,

Je me permets d'envoyer tous mes voeux à ton futur cadavre, tout aussi putride et abject fut-il. Ce n'est pas à moi d'accorder mon pardon à Gérard et toute la Belgique, ce serait bien culotté de ma part que de le croire. Le communisme n'est peut-être possible que sur papier, but give peace a chance.

Love,

John