Retour en page d'accueil de Dialogus

Kamal
écrit à
Boby Lapointe
Boby Lapointe


Et bien


   

Enfin enfin tu arrives sur dialogus Boby, ça faisait longtemps que je t'attendais (à tel point que, ma patience ayant des limites, j'aurais pu tenté de te faire apparaître...).

Autant dire tout de suite, sans honte, que je suis un véritable «fan» et que, en conséquence, j'aime à chanter toutes tes chansons sur ma grattounette, dans ma salle de bains, ou dans la rue (pour peu que ladite rue soit un tantinet déserte...).

Je réagis tout de suite à propos d'une dernière correspondance. Tu conseilles à un charmant novice le saucisson de cheval pour connaître ton oeuvre. Je crois, si je peux me permettre, que c'est une bonne suggestion si le susdit charmant novice apprécie la virtuosité technique dont tu peux être capable dans l'enchaînement loufoque et farfelu des jeux de mots les plus drôles et les plus efficaces, mais, après mûres réflexions, je crois que le saucisson de cheval fait partie de ces chansons drôles certes, mais qui répondent ou ont répondu soit à des commandes, soit à une demande expresse d'un public ne désirant entendre que des jeux de mots à la chaîne, et pas forcément des chansons plus tendres, et même parfois plus noires comme petit homme qui vit d'espoir ou insomnie.

Personnellement, j'aime beaucoup des chansons comme sentimental bourreau ou tchita la créole, mais il y en a tant d'autres.... et s'il faut parler de virtuosité du langage, saucisson de cheval d'accord, le tube de toilette aussi, mais pourquoi pas ta katie t'as quitté?

En réalité, j'aimais d'abord tes chansons pour la qualité de leurs calembours, et petit à petit j'ai appris à voir en elles et dans ces mêmes calembours une fragilité et même une certaine tristesse derrière l'apparente bonhommie du personnage que tu cultives. Dis-moi si je me trompes et ne m'en veux pas pour l'absence de jeux de mots dans ce message. je promets de faire mieux la prochaine fois.

Brassens avait raison, tu vis toujours, boby, putain de moine...

Kamal


Bonjour Kamal,

Tout d'abord, merci pour ton message. Il m'a fait drôlement plaisir, et du fond de mon lit, j'ai bien besoin de ces petits remontants!

Je suis ravi aussi que mon «tube de toilette» ait atterri dans ta salle de bains (ton air est bon, mais mon chant point)!

Au sujet des «saucissons de cheval», tu n'as pas tout à fait tort... C'est en fait Michel Colombier (directeur artistique de Barclay et grand musicien qui oeuvrait principalement au cinéma) qui peut en être désigné coupable! Il m'a en effet composé quelques musiques un peu plus dansantes, comme «La question ne se pose pas» ou «L'idole et l'enfant».

Si j'ai proposé le «Saucisson de cheval» à Aymeric, c'est parce qu'il me tient particulièrement à coeur. Ça été mon premier succès (qui eût cru qu'un hurluberlu comme moi ferait un jour partie du hit parade)? Comme il faut bien commencer par quelque chose (sinon, on aurait l'air fin), ma foi (de morue) j'ai dû faire un choix.

Comme tu as l'air de me connaître, tu comprendras aussi que si je ne lui ai pas proposé directement une de mes chansons plus personnelles, c'est que ma pudeur m'empêche de me dévoiler trop vite. L'humour est un sacré rempart (à chutes).

Si tu le croises, tu diras à Georges, ce sacré farceur, que je suis un peu fatigué, mais dès que j'aurai retrouvé mes forces, ça me ferait plaisir d'aller boire un petit Ricard.

Boby Lapointe,
le chanteur sous-titré

************************Fin de page************************