Ton père Franquin |
||||
![]() |
||||
| Cher Gaston, Mon enfance a été bercée par tes inventions, puis mes enfants ont adoré tes histoires. Chaque fois que j'entends une mouette je ris!! Mais j'ai une grave question: lors de la mort de ton père, Franquin, il a été dit que c'était un personnage controversé et au caractère sombre... cela m'a beaucoup étonné, vous qui le connaissiez mieux que personne, pouvez-vous me dire ce qu'il en était? Amitié et ne changez surtout rien dans votre univers!!! S.P. |
||||
|
|
||||
| Bonjour S.P., Je suis sûre que les mouettes te prennent pour un fou, qui rit tout seul et sans raison... Mais les mouettes elles-mêmes ayant un cerveau aux cellules manquantes, on ne peut pas leur en vouloir. Hihihihihihihi... M'enfin, trève de considérations animalières. Il est vrai que mon créateur, l'adorable André Franquin, pouvait se laisser tomber dans des gouffres sans fond. Aujourd'hui, on dirait qu'il était dépressif. Comme Hergé d'ailleurs. Un passage obligé pour les artistes? Franquin était peut-être simplement d'une lucidité un peu trop aigüe... Heureusement que je n'en ai pas hérité! En 1977, il publiait ses premières «Idées noires», des gags à l'humour souvent morbide, qui lui permettaient d'exorciser son mal-être. Vinrent ensuite des «Monstres» que personnellement je trouve poilants... Ce qui me fait moins rire, c'est que Franquin soit parti aussi tôt. Bien à toi, Gaston Lagaffe |