Pierre
écrit à

   


Gaston Lagaffe

     
   

Tes deux complices

   

Bonjour Gaston,

J'ai relu hier soir quelques-unes de tes aventures et ça m'a bien fait marrer! Comment peux-tu accumuler tant de gaffes, bévues et boulettes sans être pétrifié par le remords? Mais bon, ça a quand même fait rire plusieurs générations de lecteurs de 7 à 77ans! ..

Jules-de-chez-smith-en-face et Bertrand Labévue ont vraiment le même profil que toi: insouciants et risque-tout, vous n'en manquez pas une pour vous fourrer dans le pétrin. Vous partagez aussi un goût certain pour les inventions loufoques, comme par exemple le célèbre JSV (jokary sans visibilité), je pense aussi à la fois où vous avez constitué un groupe de musique composé d'un gaffophone et de tout un tas d'autres instruments bizarres...

En fait, on sait relativement peu de choses sur tes deux complices. Bien qu'ils soient deux personnages essentiels de ton existence, nous ne savons rien de ce qu'ils font dans la vie, ni des circonstances de votre rencontre. Alors, s'il te plaît, raccourcis une des siestes de ta journée de dur labeur et renseigne-moi sur ces quelques points. Je te remercie par avance.

Pierre


Cher Pierre,

Je dois t'informer du fait que je ne suis pas un gaffeur mais un scientifique incompris, donc aucun remord ne peut exister lorsqu'il s'agit d'expériences et d'inventions. Je fais rire, ce n'est pas plus mal, je sers au moins à quelque chose. Je vois aussi que vous vous souvenez de mes deux amis, Jules et Bertrand, je ne sais pas ce que je ferais sans eux tout seul à la rédaction, ni eux sans moi... Donc on a mon ami Jules, comme vous le savez, il travaille chez Smith, juste en face, et il fait partie du groupe musical Moon Module Mecs tout comme Bertrand... Mmuh? Ah, désolé, je me suis assoupi. M'enfin, ce Bertrand, il vient encore de m'appeler pendant que je vous écrivais, il déprime encore comme d'habitude. Ben oui, c'est bientôt l'automne, alors les feuilles vont tomber et les animaux vont hiberner, et voilà qu'il déprime. Mais pour te dire ce qu'il fait, ça reste un grand mystère pour tout le monde.

Sur ces quelques mots, je m'en vais rejoindre Bertrand avec Jules. Quel dépressif ce Bertrand... Je pense que je vais lui apporter une bonne pâte à crêpes montgolfières et on va se régaler.

Gaston.