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Sens des gags et des gaffes |
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| Nantes, le 18 janvier 2005 Cher Monsieur Gaston Lagaffe, J'apprécie votre sens des gags et des gaffes (même si parfois vous êtes un peu trop cruel avec M. De Mesmaeker), mais je plains quand même Prunelle maintenant, et Fantasio avant. Maintenant je voudrais vous poser quatre questions: Pourquoi vous êtes-vous engagé chez SPIROU? Pourquoi êtes-vous trop gentil avec vos animaux? Comment faites-vous pour provoquer des catastrophes à chaque fois que vous tentez une expérience? Et POURQUOI dites-vous «m'enfin!» à chaque fois que vous faites une gaffe? Avec mes remerciements avancés, Charles Masson Bonjour Charles, Et merci de votre intérêt pour mon humble personne. Mais permettez-moi de mettre les choses au clair: non, je ne m'acharne pas sur notre signateur de contrats préféré. Je dirais plutôt que c'est l'inverse, hummmm... Je me suis présenté chez Spirou Magazine car je cherchais un endroit chaleureux où poser mes espadrilles en dehors de mes siestes. Ce journal me paraissait tout indiqué! Loin de moi l'idée de vouloir pourrir mes animaux. Je pense les aimer à la hauteur de ce qu'ils sont: des êtres formidables qui ont tout compris de l'art de la vie. Suffit de regarder mon chat dormir... M'enfin, je m'insurge là aussi contre votre troisième question: non, je ne provoque pas des catastrophes à chaque expérience! Ce sont juste de petites maladresses inhérentes à toute activité scientifique de haute volée. Quant à mon utilisation parfois abusive, je le reconnais, du terme «m'enfin!», il me vient naturellement, dès que mon cerveau bouillonne (c'est à dire tout le temps, hin hin hin...) Cordialement, Gaston Lagaffe |
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