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Mercredi 22 Juin 2011 à Montargis
Cher Gaston,
Au
jour d'aujourd'hui, je suppose que les jeunes générations ont changé
par rapport à la vôtre. Laisse-moi t'expliquer: les jeunes ont de moins
en moins de respect envers les adultes. Dégrader les objets, les
bâtiments ainsi que les établissements scolaires est devenu leur
passe-temps favori. Ces jeunes rentrent tard le soir chez eux, sont
toujours dehors et jamais chez eux, leurs ami(e)s comptent beaucoup plus
que leurs parents, ils tombent en dépression suite à une histoire
d'amour, règlent leurs problèmes la plupart du temps derrière des écrans
de téléphone portable ou des écrans d'ordinateurs. Les garçons tapent
les filles, ce que je trouve pitoyable. Ils parlent très vulgairement,
ne sont plus éduqués par leurs parents comme avant parce que qu'ils ne
les écoutent plus et veulent faire leur vie eux-mêmes. Leurs parents
sont obligés de se battre pour se faire respecter.
Maintenant que
tu sais tout, dis-moi si chez toi c'est pareil où différent? Les jeunes
font exactement ça ou complètement l'inverse? J'attends ta réponse avec
impatience.
J'espère que cette lettre t'aura fait sourire.
Cordialement,
Alexia
Chère Alexia,
Tout d'abord, laisse-moi te dire que ta lettre ne m'a pas fait sourire, bien au contraire!
Comme
toi, je trouve pitoyable qu'un garçon frappe une fille. Concernant le
manque de respect des jeunes pour les adultes, c'est quelque chose qu'on
ne tolère pas «chez moi». On doit respecter les plus âgés que soi et
bien évidemment ses parents. On doit également rester poli et correct en
toute circonstance. Tout ça, ce sont les parents qui l'enseignent. Ça
s'appelle bêtement l'éducation! Il semble que, là où tu vis, on ne
connaisse plus ce principe qui fait des enfants des individus sociaux
capable de s'adapter aux aléas de la vie. Si les enfants apprennent le
respect, ils sauront utiliser autre chose que les insultes ou la
violence pour régler les conflits. Malheureusement, si les parents de
ton temps ont renoncé à enseigner tout ça à leurs enfants, il n'y a pas
de solution...
J'espère que tu n'es pas comme tous ces jeunes que tu décris.
Je t'embrasse,
Gaston |