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Silhène
écrit à

Gaston Lagaffe


Chabada


   


Cher Gaston,

Je te tutoie, hein, un gars sympa et cool comme toi ne se formalise pas pour si peu!

Maintenant qu'on est potes, je peux te poser une question, LA question qui turlupine tous tes lecteurs: as-tu enfin demandé la main de m’oiselle Jeanne? C'est vrai, quoi, elle est la femme de ta vie, c'est évident: elle aime la musique du gaffophone, se trimballer dans ta guimbarde, et même qu'une fois tu lui as arraché sa robe avec un cactus géant! Si ce n'est pas de l'amour!

Tout le monde a les yeux rivés sur votre couple romantique, ne me dis pas que tu n'as rien remarqué! Même Prunelle et Fantasio, qui sont «speedés» au-delà du possible, suivent votre histoire de près. Je te jure que c'est vrai. C'est Lebrac qui l'a dit à Jules qui l'a répété à Bertrand qui tapait la causette avec Spirou.

Alors voilà, si tu trouves deux secondes pour répondre à mon courrier (oui, oui, je sais que t'es allergique à ce mot), j'aimerais vraiment savoir si tu as trouvé le bonheur.


Une fan de toujours et pour toujours,

Silhène


Salut Silhène,


Et ben non, je n'ai pas encore trouvé le courage de demander la main de m'oiselle Jeanne à sa maman... Tu sais, je suis très timide en fait et j'ai peur qu'elle ne refuse. Un jour, peut-être, je trouverai le courage de me lancer...

M'enfin, pour la robe arrachée, je l'ai pas fait exprès! En fait, m'oiselle Jeanne avait des dossiers urgents juste au moment où Prunelle m'obligeait à déplacer ma plante... Un malheureux concours de circonstances, en fait!


À bientôt!

Gaston

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