Qui êtes-vous?
       
       
         
         

sophieka@free.fr

      Yves Klein, mais qui êtes-vous?

Merci,

Sophie

 

       

 

       

Yves Klein

      Pardon?

Yves Klein
         
         

sophieka@free.fr

      Je ne comprends pas: les dates de votre vie sont sous la photo des dialogues 1928-1962 et pourtant vous poursuivez votre oeuvre dans Internet. C'est très étrange! Il faut le dire c'est même surréaliste. Ou alors j'ai raté une page!

Je vous admire toujours autant, mais la nuit, votre ombre rôde autour de mon ordinateur et parfois j'ai peur! Peut-être que c'est ainsi que vous poursuivez votre course vers le vide? Dites-moi ce qu'il en est, je vous en prie!

Sophie
         
         

Yves Klein

      Chère Sophie!

C'est vrai, les dates figurant au bas de ma photo sur le site de mes éditeurs peuvent porter à confusion! Rassurez-vous... il ne s'agit nullement d'une blague malsaine ou de mauvais goût de leur part!

Comment vous expliquer la présence de ces dates? La première correspond à ma naissance! La seconde... disons qu'elle résume la fin d'une époque de ma vie! La fin d'une période de mon oeuvre! Comprenez-vous? Après tout... Picasso lui aussi est passé par plusieurs périodes! Pourquoi pas moi!

Bien à Vous!

Yves Klein (Yves le monochrome)
         
         

sophieka@free.fr

      Donc, là où vous êtes vous poursuivez votre oeuvre? Comment est-elle, si toutefois vous la poursuivez? Je m'interroge!

Sophie
         
         

Yves Klein

      Chère Sophie!

C'est étrange cette dimension inhérente à votre lettre! Il me semble que vos mots, vos phrases me considèrent comme «mort»! En voilà une idée! À moins encore que vous ne vous vous complaisiez dans des fantasmes visant à communiquer avec l'au-delà!

Oui, là où je suis, je poursuis mon oeuvre! Je la poursuis et la poursuivrai tant que j'y trouverai du plaisir! Le jour où tout ceci deviendra ennuyeux, alors, je rangerai mes rouleaux et mes idées au placard!

Cessez de vous interroger sur ces questions de «mort» à mon égard... Vous me lisez, là, à cet instant précis! Donc,... bref...

Bien à vous!