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Monsieur Le Président,
J’ai décidé de vous écrire
cette lettre car mon professeur de français nous a demandé d’écrire à
un personnage connu et j’ai trouvé intéressant d’étudier votre vie.
L’événement
de votre vie qui m’a le plus intéressée s’est passé en 1961, quand vous
avez lancé un programme d’armement et doublé le nombre de missiles
nucléaires. Cela m’a marquée car vous avez fait cela en temps de paix.
Je
me demande donc, Monsieur le Président, pourquoi vous avez lancé ce
programme d’armement à cette période-là. Quel était votre but?
Monsieur
le Président, je vous remercie de prendre le temps de me répondre. Je
vous prie d’agréer l’expression de mes sincères salutations,
Divine
(élève de quatrième C du collège Michelet à Saint-Ouen)
Chère Divine,
Tout d'abord, merci pour l'intérêt que vous me
portez! C'est très flatteur d'être «étudié»! Ha! Ha! Ha! En tout cas,
vous portez un très beau prénom... Bien, venons-en au fait puisqu'il
est question de ma grande année 1961! Année où j'ai enfin commencé mon
mandat, bien que j'aie été élu en 1960, comme vous le savez sans doute
déjà.
Vous soulevez une question essentielle et je vais
m'efforcer de vous répondre. J'espère que vous comprendrez que le
contexte était différent. En effet, nous étions au contraire en pleine
guerre froide et non en paix. C'est peut-être difficile de comprendre
cela puisqu'il est vrai que les États-Unis n'étaient pas en train de
mener une guerre ouverte comme pendant la seconde guerre mondiale. Mais
sachez que nous luttons partout dans le monde contre l'oppression des
communistes. Par exemple, en Corée, au Viêt-Nam, au Laos ou au
Cambodge, aujourd'hui nous sommes engagés.
Depuis que l'URSS a
réussi à construire sa propre bombe atomique, le monde est en danger
face à cette prolifération presque incontrôlée des missiles nucléaires.
Et si les États-Unis veulent se défendre, ils doivent être prêts. Je
dois également vous avouer que plusieurs objectifs influencent ma prise
de décision. Le premier est de protéger mon pays contre les attaques de
ces communistes ruskov et compagnie qui ne respectent rien. Le second
est de prouver à mes adversaires politiques, ces républicains
conservateurs, que je peux être intransigeant et énergique... C'est un
comble, quand même, de m'accuser de mollesse… À croire que papi Ike n'a
jamais existé! Je parle de ce vieil Eisenhower, chère mademoiselle… Ha!
Ha! Ha! Je me répète, mais vous savez que je suis le premier Président
à être né au vingtième siècle! Enfin, le troisième objectif, c'est de
combler le fameux «missile gap» entre nous et l'URSS. Je vais vous
confier une chose. Je doute qu'ils puissent un jour nous rattraper,
comme ils le prétendent, dans ce domaine! Mais c'est une menace bien
présente et nous devons la prendre en compte. 1961 a été une année
difficile, chère mademoiselle, vous pouvez me croire, nous étions une
nouvelle équipe, jeune, qui débarquait à la Maison-Blanche face aux
crises de Cuba, Berlin… sans compter nos problèmes en politique
intérieure… Enfin, c'est un autre sujet...
Je vous remercie pour votre attention et serais très heureux de
pouvoir à nouveau vous répondre une prochaine fois.
Bon courage pour vos études et saluez de ma part votre professeur de français.
Très cordialement,
John F. Kennedy
President of the United States of America
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