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Gérard Lison |
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| Chère Madame Kahlo, C'est un très grand honneur pour moi d'écrire à une si célèbre artiste à la vie si riche tumultueuse et tourmentée. Je ne connais hélas que peu de votre oeuvre ou du moins pas assez pour pouvoir entièrement l'apprécier et croyez que cela m'attriste profondément. Je vous écris surtout au sujet de vos relations avec Lev Davidovitch Bronstein plus connu sous l'identité du révolutionnaire bolchevique Léon Trotski. Est-il vrai que vous l'avez connu? Avez-vous assisté aux tentatives d'assassinat par les agents de Staline dont il fut victime? Était-il vraiment l'homme le plus dangereux du XXème siècle? G. Lison Hola! Merci beaucoup de prendre quelques minutes pour m'écrire; je ne me savais pas si aimée au-delà de mon pays! Ce n'est pas grave mon ami, je ne demande à personne de connaître ma vie dans les moindres détails pour venir me parler, et vous venez le faire avec le coeur pur; je vous répondrai donc. J'ai connu Léon oui. J'ai fait en sorte, après son exil, de le recevoir en terre mexicaine avec la bénédiction du Gouvernement, en l'hébergeant dans la maison bleue de mon père, la maison familiale. Nous avons, alors que j'étais séparée de Diego, vécu une passion effrénée. Je n'ai pas été présente à son assassinat mais j'ai été témoin de plusieurs tentatives de violence à son encontre. C'étais un homme bon et dévoué, plein de fougue et de passion. Quant à la dangerosité, je dirais que ses idées étaient révolutionnaires, lumineuses, mais que du couple Trotski, la plus dangereuse était sûrement sa femme, qui ne m'appréciait guère, allez savoir pourquoi! Besos besos. Viva la vida y la naturaleza. Friducha Chère Madame Kahlo, Je vous remercie de votre réponse pleine de sincérité et d'intelligence. Amicalement, G. Lison Hola, C'est tout naturel. Besos Frida |
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