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Enfin, je veux moi aussi écrire pour la première fois
dans ma vie ces mots qui m'ont transmis ce petit grand bonheur pour
lequel je vous remercie infiniment: Salut et fraternité!
Monsieur,
En voilà un aveu étrange mais admissible, et des excuses timides mais décelables.
Mon père est mort trop tôt pour que je puisse en avoir beaucoup de
souvenirs affermis. Mais je n'oublierai jamais ni sa droiture ni la
rigueur de ses principes, ni l'importance qu'il attachait à l'honneur
et aux règles de la morale, ni son amour profond pour moi. Durant toute
mon existence, je tâcherai d'être digne de cet héritage.
Salut et fraternité!
Louis Antoine Saint-Just
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