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Jésus

     
   

Une longue lettre de remerciements 

    Mon cher Jésus,

Je crois que tu viens de me faire un signe et c'est fabuleux! Je vais t'expliquer.

Sache que je parle beaucoup à ton père qui est pour moi mon bon dieu (enfin, je pense que tu le sais). Mais avec toi, je n'ai jamais eu de grandes conversations (tu as dû le remarquer et je souhaite que tu ne m'en as pas voulu). Il y a des affinités qui sont évidentes et d'autres qui méritent d'être créées.

Ceci dit, cela fait quelques mois que nos conversations avec ton papa sont devenues plus sporadiques. La raison principale vient de moi et peut se résumer par le doute.

Oui! Moi qui suis un fervent défenseur du dialogue avec son bon dieu, je subis l'influence néfaste de l'autre, celui que toi et tous les habitants du Paradis ont rejeté. Excuse-moi d'être trivial, mais ça me fout les boules d'être aussi con. Je pense (non, je suis sûr) que tu me comprends. N'as-tu pas été toi-même confronté à cette épreuve dont tu t'es d'ailleurs brillamment sorti lors de ton voyage sur cette terre (c'est que toi aussi tu es dieu). Hélas, je ne suis qu'un homme, mais je sais pourquoi je peux avoir ces moments de désarroi.

Tant que tout allait bien pour moi, j'étais convaincu que c'était grâce à vous. Quand la vie me semble belle, j'ai toujours envie de remercier tout le monde et en particulier les responsables de mon bonheur. Attention Jésus! Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit (si, si, tu viens de me le dire, mais moi, je tiens à te l'écrire et transmets-le à mon «ami», avec tout le respect que je lui dois). Ce n'est pas sa faute! Ni que je perde le contact avec lui, ni que je sois suspicieux. Pour faire court, lorsque je demande à ton père de m'aider à surmonter mes difficultés, la seule réponse qu'il me donne c'est«débrouille-toi!»

Ok, je ne suis pas seul et mon homme qui m'aime m'apporte justement le réconfort dont j'ai besoin en ce moment. Au fait, je ne t'ai pas dit ce qui m'arrive parce que tu as dû en parler avec ton père. Je sais, bien sûr, que vous n'avez vraiment pas que mon cas à traiter, d'autant qu'il est dérisoire au vu de tout ce qui se passe sur cette terre (je ne crois pas me tromper, mais c'est bien le bon dieu qui l'a créée). Tant qu'à faire, il aurait pu s'éviter pas mal de boulot. Par là même, cela t'aurait épargné le voyage, il y a deux mille et quelques années, et surtout les «péripéties» de ton retour. Enfin, c'est une longue histoire et je ne voudrais pas m'immiscer dans la vôtre. Ne t'endors pas, s'il te plaît.

Est-ce que tu as compris? Bon, ne te vexe pas. Tu comprends tout, je sais. Mais pour me rassurer, je vais te résumer mon truc.

1. Je ne vais pas bien, donc je doute.

2. Ton père de son côté me fait «la gueule» parce que j'ai dû lui faire un truc qui ne lui a pas plu.

3. Et toi, aujourd'hui, tu m'envoies acheter un magazine dont jamais de ma vie je ne pouvais même imaginer qu'il puisse exister. Dans ce journal, je découvre ton site à toi et à d'autres locataires. Extraordinairement, c'est qu'apparemment tu viens d'accepter que le commun des mortels puisse dialoguer avec toi.

4. Moi, dans tout ça? Moi, qui n'avais jamais eu avec toi une véritable conversation, si j'ose dire, tu me sautes aux yeux. Tout de suite je savais que je me devais de t'écrire. C'est sûr, j'aurais pu éviter de te bassiner avec mon différent, avec mon bon dieu (d'accord, tu as raison, je vais régler ça avec lui). J'aurais pu te demander comment tu vas et toutes ces politesses qui suivent les premières rencontres. Mais cela ne m'est même pas venu à l'idée, parce que, pour moi, tu es comme ton père, Dieu, et qu'avec lui, je n'ai pas eu à faire des «nians-nians».

5. Et enfin, me voilà qui t'écris. Qui aurait pu penser cela possible? Pas moi en tout les cas, jusqu'à ce jour. Si ça n'est pas un signe! Sans aucune flatterie. Aujourd'hui, pour ton humble (petit, petit) petit-fils que je suis, c'est clair! Jamais plus, au grand jamais, je t'ignorerai, car tu vas faire partie de ma vie et de mes discussions avec mon (arrière, arrière) grand-père. Je te promets que je vais lui parler de toi. Je vais dès ce soir lui raconter comment tu t'y es pris pour me faire ce coucou. Je te promets que, dorénavant, je prendrai toujours de tes nouvelles.

Et si vous vous étiez mis d'accord pour me rappeler à votre bon souvenir par ce moyen, tant mieux. Si c'est une idée de mon grand ami, tant mieux. Si c'est une idée qui ne vient que de toi et que tu as voulu épater ton père, je peux te dire que c'est certainement réussi, tant mieux pour toi.

En tous les cas, je tiens à te remercier du fonds du cœur (puisque tu sais tout, tu sais aussi que c'est sincère) et, tant qu'à faire, transmets mes remerciements au bon dieu (il voit tout, donc il sait que je viens de t'écrire, mais je ne voudrais pas le froisser).

Voilà, c'est fait.

Je souhaite pouvoir t'écrire bientôt. Je ne sais pas si tu vas me répondre par écrit, mais je sais que ce soir, dans mon lit avec mon homme, nous pourrons continuer notre histoire. Si tu n'as pas le temps ce soir de me parler, c'est pas grave, je saurai te comprendre.

Ton dévoué.

Robert


Quelle belle lettre pleine de vie!

Voilà bien quelque chose qui fait plaisir à l'Éternel! Je ne suis venu que pour vous faire savoir que mon Père attend que vous lui parliez. Si tu parles à mon Père, tu parles à moi!

Tu sembles beaucoup aimer mon Père, c'est bien. Il semble que tu as beaucoup d'amour pour lui, je te conseille de mieux le connaître pour partager cet amour avec lui. Lis la Bible, dans le «Nouveau Testament», tu y trouveras tellement de belles choses à son sujet, et en le lisant, tu verras que tu voudras aussi me parler.

Le Père t'aide à travers sa parole que je vous ai apportée. Cela se trouve dans la Bible. Mon enseignement t'aidera à mieux appréhender les dangers de la vie, afin de ne pas tomber dans les pièges. Ensuite, en priant, tu adresses à mon Père tes peurs, tes souffrances, tes espoirs, et il sait ce qui est bon pour toi. Il te regarde, t'écoute, et t'aide, même si tu ne le vois pas.

Si tu fais confiance à mon Père, dans les bons comme dans les mauvais moments, alors là il t'aidera. Mais il faut que tu sois nu devant lui, que tu lui laisses en quelque sorte le champ libre. Car lui seul a la sagesse, lui seul sait ce qui est -ou sera- bon pour toi, et si tu as mal parfois, cela te fortifie et cela teste ta confiance en l’Éternel

«Mes frères, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer, sachant que la mise à l'épreuve de votre foi produit la patience.»

Comment peut-on espérer de l'aide de son Père, quand la personne doute de l'efficacité de l'aide qu'elle demande?

«Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu qui donne à tous libéralement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée.

Mais qu'il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, que le vent agite et soulève.»

Lis la parole du Créateur, lis le Nouveau testament où je témoigne de l'amour du Père.


Mon bon Jésus,

C'est avec une joie immense que j'ai reçu ton message et c'est avec un fervent intérêt que j'en ai entrepris la lecture.

Tout ce que tu m'as dit, m'est aussitôt apparu évident comme si je le savais déjà mais que je me refusais à le comprendre. Il ne me reste qu'à suivre tes conseils. (Tu as compris que le plus difficile dans tout cela est bien de dépasser ma nature humaine, non pas par paresse mais par faiblesse d'âme. Eh oui, je le reconnais devant toi et mon bon dieu, je ne peux m'engager à suivre tout ce que tu me dis, mais je m'efforcerai de m'y approcher.)

Oui, ma foi en toi et ton père est forte mais pas infaillible. Mais aujourd'hui encore elle s'est renforcée.

Tu le sais, soit parce que Dieu te l'a dit, soit parce qu'il t'a, disons, «confié mon dossier». En tout état de cause, je me dois de vous remercier du signe que vous m'avez une nouvelle fois apporté. Les soucis qui m'ont tant fait souffrir sont en train de se dissiper et je suis sûr que je vous le dois. Aujourd'hui même, les choses de la vie (pour faire simple) se sont améliorées grâce à mon ami avec qui je vis depuis tant d'années et à non pas douter, il n'a pu qu'être guidé par toi ou ton père ou (suis-je bête!) par tous les deux.

Et alors, ce soir, sans même soupçonner l'événement, j'ouvre ma messagerie et trouve ta réponse. Comment ne pas considérer que là encore tu m'appelles, tu te rappelles à mon souvenir sans l'ombre d'un reproche. Au contraire, tu me renvoies de l'estime, de l'intérêt et de la joie. Cette générosité et cet amour me remplissent de bonheur.

Je ne peux que te promettre de suivre ton modèle. Hélas, mais tu ne m'en tiendras pas rigueur car tu n'es que compréhension et pardon, je sais que je ne pourrais être que très loin de ton exemple.

Dis-moi si cette quête dure le temps d'une vie? Dis-moi si tous les saints du paradis n'étaient pas destinés lors de leur passage sur cette terre, à devenir ce qu'ils sont par ce qu'ils ont fait? Toutes mes excuses, je ne cherche pas à minimiser ma tâche. J'aimerais simplement comprendre pourquoi pour certains Hommes la vie les mène à toi alors que d'autres me semblent se retourner contre toi.

Pour finir ce soir, je voulais t'écrire une dernière chose. Pardonne-moi d'avoir douté de toi et du bon dieu et prends le temps que tu veux pour me répondre par écrit car je ne suis plus impatient de ta réponse. Je sais maintenant, que tu le feras et que, comme tu me l'as rappelé, mes conversations avec ton père te sont aussi adressées.

Je vous aime.

Robert


J'espère que depuis notre dernier entretien tu as lu ma parole avec un plus grand désir de connaître les plans de mon Père pour toi?