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G. Lison |
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Un choix très judicieux |
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Chère Mademoiselle Jehanne d'Arc,
Je vous félicite d'avoir contribué au message de prévention des maladies vénériennes. Faites la guerre pas l'amour, c'est plus prudent. À ce propos, est-il vrai que, poursuivant de votre glaive une prostituée (probablement séropositive) qui menaçait l'intégrité de vos vaillants soldats, vous auriez brisé celle-ci (l'épée, pas la prostituée) et que cela aurait été interprété comme mauvais signe par vos partisans? Que Dieu vous bénisse! G. Lison Messire Gérard, Tout d'abord, j'aimerais que vous m'expliquiez ce que signifie «séropositive»; est-ce le nom d'une maladie? Mes hommes ne m'en ont jamais parlé... D'autre part, la guerre n'a pas été un choix, mais une mission qui m'a été indiquée par le Ciel. Je pense que Celui-ci a trouvé que cent ans de guerre était un manque d'amour entre les hommes et il m'a demandé d'y mettre fin. Je ne suis pas du tout contre l'amour, au contraire, mes parents l'ont connu (sinon comment auriez-vous pu m'écrire?) et je souhaite de tout mon coeur que mes frères et ma sœur le connaissent aussi... Et si tous les hommes le connaissaient, quel rêve! À propos de la prostituée, je ne me souviens pas de cet épisode. Il est vrai que je ne voulais pas que ces femmes nous suivent. Non pas parce que je les rejetais, mais surtout parce que je ne voulais pas que mes valeureux compagnons soient trop fatigués au combat. Il y a un temps pour tout! Et je ne voulais pas non plus qu'ils attrapent une maladie vénérienne qui leur aurait été fatale; sans vouloir vous offenser, l'amour, cela ne doit pas être tout à fait cela... Bien à vous. Messire Dieu premier servi! Jehanne |
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