Pierre Escargot
écrit à

Jeanne d'Arc
| Mademoiselle, Bonjour! Je m’appelle Pierre Escargot. Je suis un étudiant et j’habite aux États-Unis. Ma professeur nous a enseigné votre histoire. Vous êtes très courageuse et extrêmement loyale envers votre pays. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me raconter votre histoire personnelle. Je vous prie de bien vouloir me faire savoir comment vous vous êtes sentie quand vous étiez le chef de votre pays. Avec tous mes remerciements et bonne chance! Je vous prie d’agréer, Jeanne d’Arc, l’expression de mes salutations distinguées. Pierre Bonjour Pierre, Je suis très heureuse de recevoir votre lettre et je vais essayer d'y répondre le mieux possible. Vous me demandez comment je me sentais lorsque j'étais chef de guerre (et non pas chef de mon pays, qui est le gentil roy Charles VII). À vrai dire, au tout début lorsque j'entendais mes voix me demander de libérer la France, je ne me suis pas vraiment rendue compte de ce qui m'arrivait! C'était si inattendu... Mais au cours des années, comme mes voix se faisaient de plus en plus pressantes, je suis allée, accompagnée de mon oncle, demander une armée au sire de Baudricourt... Qui m'a renvoyée en disant à mon oncle de me gifler pour me remettre les idées en place! Ce n'était pas très encourageant!... Mais au fur et à mesure, et comme j'ai insisté plusieurs fois, il a tout de même accédé à ma demande et, avec mes compagnons nous sommes allés à Chinon trouver le gentil dauphin; je lui ai demandé une armée et lui ai annoncé qu'il devait se rendre à Reims pour être couronné. Il a été assez surpris, mais heureux aussi. Nous sommes donc partis avec mes soldats (dont La Hire, Xaintrailles, Gilles de Rais, Dunois...) libérer Orléans et ses environs, puis j'ai donc amené le gentil dauphin à Reims pour se faire couronner roi de France, il est devenu Charles VII. Je me sentais fière et heureuse de voir enfin notre roi sur le trône, après quoi, nous avons continué le combat et... Hélas pour moi (mais mes voix m'avaient prévenue en me disant «aie tout en gré, tu seras prise avant juin»), je me suis fait prendre dans les fossés de Compiègne en essayant de libérer Paris... Et depuis je suis en prison à Rouen et subis tous les jours les interrogatoires épuisants du tribunal présidé par l'évêque Cauchon; j'espère en sortir bientôt; le temps me semble long de revoir mes compagnons et ma famille. J'espère de tout mon coeur avoir pu répondre à vos questions. |