L'Ode 1,13 |
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| Pouvez-vous m'en apprendre plus à propos de cette Lydie dont vous parlez dans l'ode 1,13? | ||||
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| Ave Julius, Excuse-moi avant toute chose de mon retard, mais les commandes de Mécène et de César Auguste m'occupent beaucoup, et il me reste peu de temps pour m'occuper de moi-même... Je songe d'ailleurs à m'éloigner quelques temps de la Ville, afin de goûter à un repos tout épicurien (Bien que j'aie tempéré mon ardeur à suivre la sagesse du Jardin, elle me semble dans certains cas idéale, pour écarter les tensions de la vie effrénée que l'on mène à Rome), dans ma résidence de campagne. Tu me demandes des renseignements sur Lydie. Lydie... C'est une vieille histoire, qui ne me rappelle pas que des bons souvenirs; mais si tu le veux, je vais te la raconter. Lorsque j'ai rencontré Lydie, j'étais assez jeune et venais de revenir de mon exil, grâce à la magnanimité d'Auguste qui nous accorda, à moi et mes compagnons en révolte qui avions soutenu Brutus, l'amnistie. C'est au gré de mes vagabondages dans Rome que j'ai fait sa connaissance, et son éclatante beauté m'a immédiatement séduit. Une aventure est née entre nous deux, mais rapidement elle a commencé à fréquenter des habitants des bas quartiers de la Ville, peu recommandables, et m'a été infidèle avec l'un d'eux, un certain Télèphe, homme de basse condition, habitué aux bouges mal famés et aux rixes fréquentes dans lesquelles il a entraîné Lydie. Cette rivalité m'a torturé et j'en fus malheureux longtemps, jusqu'à ce que j'oublie Lydie dans les bras d'une autre femme, une Thrace, Chloé. Avec celle-ci, j'ai vécu un parfait amour, assombri un temps par le retour de Lydie qui, abandonnée de Télèphe, a tenté de reconquérir mon coeur. Je fus, je l'avoue, troublé, et mon coeur hésita un moment entre les deux, mais l'amour éprouvé pour Chloé surpassait l'autre, tant au niveau du coeur que de la raison, et j'oubliai donc Lydie. Jusqu'à ce que tu viennes raviver la flamme de mes souvenirs... Mais je ne t'en veux en aucune manière, car il m'a été finalement agréable de partager ces souffrances avec un être aussi digne que toi. Es-tu un proche parent de notre Prince? Porte-toi bien, mon ami, Q. Horatius Flaccus CARPE DIEM |