Whitney (élève de 4eC au collège Michelet)
écrit à

   


Sherlock Holmes

     
   

Votre retraite

    Sherlock Holmes,

J'ai lu plusieurs nouvelles policières dans lesquelles vous apparaissiez, mais celle que je préfère est «Le Ruban moucheté». C'est donc pour cela que j' ai choisi de faire mes recherches sur vous. Votre histoire m' intéresse beaucoup et j'ai quelques questions à vous poser…

Je suis intéressée par la période de votre retraite. J'aimerais savoir pourquoi vous avez choisi de vous retirer dans une ferme du Sussex?
Est-ce par attachement personnel ou simplement est-ce un hasard? De plus, j'ai lu que vous vous consacriez à l'apiculture. Comment cette passion vous est-elle venue? Enfin, j'aimerais savoir si ce changement radical de façon de vivre n'a pas été trop pénible pour vous. En effet, vous étiez très occupé avant de prendre votre retraite!

Je vous remercie de lire ma lettre et de prendre le temps d'y répondre.                                                                     
     
Whitney (élève de 4eC au collège Michelet)
(Lettre envoyée dans le cadre d'un projet scolaire)



Whitney,

Plusieurs correspondants m'ont parlé de ceux de mes problèmes qu'ils préféraient, mais personne n'avait encore mentionné le récit que Watson a intitulé «Le ruban moucheté» («The Speckled Band» dans son titre original anglais). Il s'agit pourtant d'une des plus dangereuses de mes enquêtes, et qui s'est terminée par mort d'homme -mais personne ne viendrait soutenir que le docteur Roylott ne l'avait pas cherché.

Pourquoi le Sussex? C'est un coin paisible de l'Angleterre qui m'a toujours plu et que j'ai eu l'occasion de visiter à quelques reprises, mais sans jamais pouvoir m'y attarder. Une retraite me semblait être l'excuse toute trouvée pour découvrir davantage ce coin de pays.

Pourquoi l'apiculture? Parce que c'est une activité qui permet de rester alerte, j'imagine. J'ai besoin de rester occupé, mais je dois en même temps respecter les limites imposées par mon âge. Je n'ai plus les capacités physiques requises pour l'élevage du bétail, et mon cerveau s'enliserait de n'être consacré qu'à une activité aussi passive que la culture des fleurs, par exemple. L'apiculture est un bon compromis.

Quant au rythme de la retraite, il m'est assez doux. Mais n'allez pas croire que mes activités de détective se soient complètement arrêtées. Watson a déjà raconté une ou deux des enquêtes qui m'ont arraché à mes abeilles, et les problèmes continuent de se présenter. Peut-être mon vieil ami décidera-t-il de rédiger certaines autres de mes «aventures» un de ces jours.

Yours,

Holmes