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Gerard.Lison@RVPONP.FGOV.BE |
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Souffrance intérieure |
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| Cher Monsieur Holmes, C'est pour moi un vrai honneur d'écrire au plus grand détective d'Angleterre de son époque. Je vous avoue sincèrement que ma mauvaise vue, et le manque de temps, m'empêchent de lire toute la littérature qui vous est consacrée par le docteur Watson (et aussi celle qui lui est attribuée par certains de ses successeurs). Je me pose des questions sur votre penchant pour la solitude, l'isolement, le rejet des mondanités et votre hypervigilance. Car d'après certains spécialistes ce seraient des symptômes de personnes ayant subi dans leur jeunesse des abus sexuels. Nul n'ignore la dureté des châtiments corporels dans l'éducation britannique ainsi que l'homosexualité régnant dans les collèges anglais. Vos penchants pour l'autodestruction (drogue, tabac, danger) ne viendraient-ils pas d'une éducation trop rigide , sans amour et d'une grande souffrance intérieure? Ce n'est pas la première fois qu'un de mes interlocuteurs fait référence à l'homosexualité, et il semble que mon célibat prolongé tracasse un grand nombre des lecteurs que Watson a su agglutiner autour de ses récits. Mon éducation n'eut rien d'exceptionnel, sinon qu'elle se déroula souvent selon le mode autodidacte et que j'appris davantage en observant la nature humaine dans quelque lieu public que dans les salles de classe. Quoi qu'il en soit, je n'ai été victime d'aucun abus. Ma solitude tient au fait que je trouve rarement mon égal chez les individus que je croise dans l'exercice du métier particulier qui est le mien, et le phénomène prend davantage d'ampleur lorsqu'il s'agit de la gent féminine. Ce que vous appelez des «penchants pour l'autodestruction» ne sont pour moi que des moyens - peut-être imparfaits, je vous l'accorde - de stimuler mon intellect et de chasser la lassitude qui s'empare de tout mon être lorsque le criminel perd toute son inventivité et n'est plus bon qu'à lancer le Yard sur une fausse piste pourtant bien évidente. Yours, Holmes Je vous remercie de votre réponse. Amicalement, G Lison |
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