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Hercule_Poirot@dialogus2.org |
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Message entre collègues |
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| Mon cher Sherlock, Permettez-moi de vous appeler mon cher, tant il me semble que nous sommes proches. Figurez-vous que depuis que j'ai, moi aussi, rejoint ces joyeuses drilles de «Dialogus», on ne cesse de me comparer à vous... (et de comparer ce pauvre Hastings au fantastique Dr Watson, à qui vous passerez le bonjour, bien évidemment). Aussi, quelque peu inoccupé dans ma nouvelle maison de King's Abbot (j'ai, voyez-vous, quitté Londres, trop urbanisé... Et toutes ces voitures! Quel bruit!), j'ai eu cette saugrenue idée de vous écrire: puisque des personnes du futur arrivent à s'adresser à moi (car, voyez-vous, j'ai bien compris qu'il s'agissait de personnes ayant accès à une réalité plus moderne que la nôtre), pourquoi, moi, ne pourrais-je m'adresser à quelqu'un qui se situe dans mon passé (sans aucun sens péjoratif, il va sans dire!). Espérant donc que ce message vous parviendra, par monts ou par vaux (tiens! Et si nous parlions à ce cher Shakespeare!), sachez que je vous adresse toute ma sympathie pour cette nouvelle année qui commence. Bien à vous, Hercule Poirot Mister Poirot, Pardonnez mon retard; il y a quelques années à peine, jamais je n'aurais mis plus d'un avant-midi à répondre à une missive, peu importe son importance. Mais désormais, la célérité ne figure plus, j'en ai bien peur, parmi mes qualités. Qui plus est, le mauvais temps qui a frappé le Sussex en ce début d'année m'a forcé à consacrer la majeure partie de mes énergies à mes ruches. En ville, la nature est une maîtresse voilée et qui se contient; elle ne révèle son visage véritable qu'à la campagne, à la fois au plus grand bonheur et à la terreur la plus froide des habitants. Je dois vous avouer que je n'ai jamais lu le récit de vos enquêtes. L'on m'a bel et bien donné l'occasion, à travers Dialogus, de mettre la main sur d'épais volumes - c'est Watson qui serait jaloux - décrivant avec force détails les moments importants de votre carrière, mais mon intérêt pour la littérature ne s'aventure jamais au-delà du peu de philosophie que je me permets les soirs tranquilles. Shakespeare? Je ne saurais par où commencer, mon pauvre Poirot. Je saluerai Watson de votre part et je vous souhaite une année efficace. Yours, Holmes |
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