|
bernard.kronal@modulonet.fr |
||
|
Gabrielle d'Estrées |
||
| Votre Majesté, Votre maîtresse Gabrielle d'Estrées était très belle et je vous présente en retard, mes condoléances pour sa mort. J'ai lu dans un livre que vous alliez l'épouser, j'en déduis donc que vous étiez très amoureux tous les deux. Henriette d'Entragues a-t-elle compté autant pour vous que Gabrielle? Elle avait comploté contre vous avec le Duc de Biron, alors pourquoi lui avoir pardonné? Vous êtes décidément trop bon. Je vous admire aussi pour avoir toujours soutenu les protestants qui seront rejetés par votre petit-fils Louis XIV et l'avaient été par Catherine de Médicis. Je suis née le 24 août, date du massacre de la Saint-Barthélemy. Cela fait encore plus ressortir ma compassion pour ses gens qui sont morts 414 ans avant ma naissance. J'aurai préféré naître à la date d'un jour plus heureux. Une fidèle sujet, Flore Chère Madame Flore, Vous avez parfaitement raison lorsque vous évoquez que Gabrielle et moi étions très amoureux l'un de l'autre. Bien des hypothèses de complot ont été soulevées lors de son mystérieux décès. Mais, faute de preuves contre les personnages que vous avez mentionnés je ne pouvais soumettre une enquête voire une commission spéciale. La thèse la plus plausible fut celle du ponce de citron que Gabrielle avait consommé chez son bon ami le banquier Sébastien Zamet quelques jours avant sa mort. Connaissant bien M. Zamet, un ami de la famille royale, je ne peux imaginer que ce dernier a été l'instigateur d'un soi-disant empoisonnement envers Mme Gabrielle. Pour terminer, je tiens à vous dire que tous les Huguenots du royaume de France sont mes enfants que je protégerai contre les affres du fanatisme religieux. Bien que je me sois converti à la religion catholique, je n'ai pas pour autant changé mon attachement pour mes plus valeureux serviteurs dont le très humble baron de Béthune Sully qui est toujours profondément enraciné aux valeurs de la réforme. Madame, vos questions sont véritablement intelligentes et vives d'esprit. Permettez d'accepter mon invitation à un festin lors du sacre de la reine Marie. Votre dévoué roi Henri |
|
|