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frania.caspari@skynet.be |
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À la place de Louis XVI |
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| Sire, Je pense que, grâce à Dialogus, vous êtes au fait de tous les évènements politiques qui ont eu lieu après votre décès, entre autres en France. Vous y faites d'ailleurs allusion dans l'une de vos réponses dans ce site. Ma question est celle ci: L'attitude de votre descendant, Louis XVI, lors des évènements de la révolution, a souvent été critiqué même par ses partisans. Considéré comme un roi faible, manipulable par son entourage, d'une piété un peu étroite qui le mettait sous la dépendance du pape, on peut résumer son attitude par les paroles de Bonaparte le 10 août, «quel couillon!». Facile à dire, mais qu'auriez vous fait à sa place? Ceci me parait d'autant plus intéressant qu'il faut bien dire que le peuple de France, et plus particulièrement les Parisiens, avaient gardé pour vous une tendresse certaine. Vous étiez resté pour eux «le bon roi Henri», celui de l'édit de Nantes et de la poule au pot. Bref, le guerrier qui, bien que n'ayant pas froid aux yeux, préférait la paix. Voilà, j'espère de vous une réponse à cette question et ne vous souhaite, où que vous soyez actuellement, que du bonheur. Avec tout mon respect. Liberté. Arsenal, résidence du baron Maximilien de Béthune dit Sully. Bonjour, Vous savez, dans ce site je ne peux parler du futur mais seulement de mon époque. Malgré l'anachronisme de votre question je peux vous donner une réponse de ce que j'aurais fait dans cette situation à mon époque. Vous me parlez de Louis XVI? Est-ce un de mes descendants de la prestigieuse lignée des Bourbons? Ce que je peux vous affirmer c'est que vous me parlez d'une époque qui semble assez tragique pour la monarchie de France qui est, à mon humble avis la monarchie la plus prestigieuse de l'Europe en ce début du XVIIe siècle. Vous me parlez de «révolution» mais je ne sais pas de quoi vous me parlez! Il semble que mon bon ami Sully m'a déjà parlé d'un mouvement où le peuple se révolte contre l'ordre établi. Il semblerait aussi qu'il s'agit d'un mouvement qui va à l'encontre de notre Sainte-Église et contre la volonté du roi. Comment pouvons-nous expliquer que le bon peuple puisse se révolter contre son roi et son Église? La réponse est toute simple; le peuple n'en est pas le responsable mais ce sont plutôt ses têtes dirigeantes, ces prédicateurs, ces mauvaises langues que nous devons châtier pour qu'ils cessent de répandre insultes et blasphèmes contre le roi et la noblesse. Si cela se produisait en ce début du XVIIe siècle, je poursuivrais les coupables et les mauvaises langues pour les conduire au cachot, voire considérer quelques exécutions publiques. Un échafaud où, selon la teneur des délits, seraient exposés les coupables de sédition contre la monarchie, la noblesse et le clergé. Cela servirait d'avertissement à tous ceux qui désirent remettre en question la bonne volonté divine, royal défenseur de son peuple et père de tous les Français. Je pourrais annoncer par décret que l'on puisse fouetter les coupables de blasphème, ceux qui seraient tentés de créer des partis politiques qui vont à l'encontre de leur roi, c'est-à-dire, prônant l'abolition de la monarchie pour l'instauration d'une république telles la Sérénissime Venise ou bien l'austère Genève. Ceux-ci risqueraient une mort lente et agonisante puisque leurs actions seraient contraires aux ordres de Dieu. Si je suis roi de France, c'est que Dieu l'a voulu! Imaginez-vous l'impact d'une autre guerre civile et, croyez-moi, je suis très bien placé pour en parler. En aucun moment je ne peux accepter que des prédicateurs ou des oiseaux de malheur puissent remettre en question l'ordre que j'ai si péniblement établi après 40 années de lutte. En espérant avoir répondu à vos questions, j'ose croire que le mot RÉVOLUTION sera banni dans le vocabulaire de mes sujets. Henry IV, roi incontesté de France et Navarre |
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