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eirka@wanadoo.fr
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Bonjour Maître!
S'il vous plaît! Parlez-moi de Jacqueline Delubac! Je la trouve... comment
dire?... si... envoûtante!!!!!! Je vous envie!
D'avance... merci!
J'ai passé la vidéo du «Roman d'un tricheur» à des élèves de Troisième, et
ce, en complément d'un travail en Arts Plastiques sur le thème de
l'autobiographie! Ils ont eu du mal à suivre votre démarche!... Pour eux, le
vrai cinéma, c'est «LoftStory»! Que voulez-vous... il faut que jeunesse se
fasse!
Bien à vous!
Belphégor
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Sacha
Guitry
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Monsieur,
Je ne parlerai pas de Jacqueline Delubac et je vais vous expliquer pourquoi.
Si vous avez des questions à lui poser, faites comme je l'ai toujours fait:
ne les lui posez pas. De plus nous sommes convenus, mes femmes (et par mes
femmes j'entends celles qui ont partagé ma vie et je ne songe pas un instant
qu'elles aient pu m'appartenir...) et moi de ne jamais parler de nous après
notre départ, car parler de nous, ce serait en dire du mal: aimer c'est bien
mais avoir aimé c'est se vouer à souffrir de ne plus aimer ou de ne l'être
plus. Aussi nous avons cessé de dire du mal de nous lorsque nous nous sommes
séparés pour de bon...
Quant au deuxième aspect de votre question, le roman d'un tricheur (je peux
me permettre d'oublier les majuscules) est-il à proprement parler un roman
autobiographique? Je dirais plutôt que la fiction contient quelques éléments
réels et, sans vouloir me vanter, je crois qu'il y avait plus d'éléments de réels
que dans l'émission que vous avez citée. Notez que je n'en prononce le titre
car même ici, la pudeur est de mise et ce que vous appelez, je crois, le CSA
veille au grain...
J'espère avoir dans la mesure de la pudeur et du respect que m'impose ma
parole à Jacqueline avoir pu vous répondre et vous souhaite de bonnes
vacances, j'ai cru lire que vous étiez enseignant.
Sacha Guitry
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