| | | Qu'est-ce qui vous a poussé vers le Parnasse?
Cher monsieur,
Vous me pardonnerez si, du fait de la brièveté de
votre question, je me permets d'y répondre sur le même mode.
Il est
quelque peu trompeur de dire que j'ai été «poussé» vers le Parnasse. Avec mon
ami Banville, je suis plutôt un précurseur de ce mouvement. Nous ne supportions
plus les dérives progressistes du Romantisme et nous pensions que seul le culte
du Beau et de l’art pour l’art pouvait donner un sens à notre travail.
En
cette triste année 1872 et alors que je suis au seuil de la mort, je crois
encore en cet idéal.
Serviteur, monsieur,
Théophile
Gautier
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