Djib
écrit à

   


Théophile Gautier

     
   

Parnasse

   

Qu'est-ce qui vous a poussé vers le Parnasse?


Cher monsieur,

Vous me pardonnerez si, du fait de la brièveté de votre question, je me permets d'y répondre sur le même mode.

Il est quelque peu trompeur de dire que j'ai été «poussé» vers le Parnasse. Avec mon ami Banville, je suis plutôt un précurseur de ce mouvement. Nous ne supportions plus les dérives progressistes du Romantisme et nous pensions que seul le culte du Beau et de l’art pour l’art pouvait donner un sens à notre travail.

En cette triste année 1872 et alors que je suis au seuil de la mort, je crois encore en cet idéal.

Serviteur, monsieur,

Théophile Gautier