Putsh
       

       
         
         

Angélique Dagro

      Bonjour monsieur de Gaulle.

Je me prénomme Angelique et actuellement j'aurais bien besoin de vous afin de m'expliquer cette histoire du putsh des généraux, alors si vous aviez un peu de temps à me consacrer ça me dépatouillerait bien car je suis des cours par correspondance et je vous avoue que je m'y perds.

Merci par avance.
         
         

Charles de Gaulle

      Mademoiselle,

Je pensais ne pas vous répondre. Je ne crois pas sérieusement que l'on puisse s'intéresser au négligeable jour où deux paires de crétins étoilés rêvèrent que quatre généraux pourraient défier la légitimité qui était mienne.

Il n'est pas crime plus odieux pour un soldat que l'insubordination. Pire qu'un crime, c'est une faute, aurait certainement dit Boulay de la Meurthe. Ni les noms ni la pauvre aventure de ces inconscients ne sont dignes d'être ici évoqués. Tout ce que j'avais à dire à leur propos figure dans mes Mémoires d'espoir, période le Renouveau, à la toute fin de la partie consacrée à l'Algérie. Voilà pour la leçon d'Histoire. Passons à l'orthographe: putsch prend un «c», Mademoiselle. Vous vous en souviendrez.

Mais qu'apprenez-vous donc, par correspondance?

Charles de Gaulle