Pour une autre vérité
       

       
         
         

Moumine

      Bonjour à Tous.

Eh bien son Histoire ce n'est pas qu' il ne la connaît pas le «de Gaulle» mais il la manipule. Et même son original s'accorde du fond de sa tombe avec ses mensonges: car il est soit de mauvaise foi, soit naïf... Dans les deux cas, un menteur et un perfide.

De plus il nie l'actualité: cf. Côte d' Ivoire et en 1998 massacres au Rwanda.

C'est que le spectre du «de Gaulle» et son âme sont pérennes.

Michel Rocard se revendique l'Africain dans le Nouvel Observateur, qui sait, il est en télépathie avec «de Gaulle»?!

Il vaudrait la peine d'analyser comment les indépendances africaines ont été sabotées... Même avec des outils plus sournois comme l'ONU qui «est la carte juridique des États impérialistes quand celle de la violence a échoué»(sic) (Franz FANON).

Il mériterait la peine capitale le «de Gaulle» pire que Papon et les Euro-franco-libéro-civilisateurs. On leur crache au visage!

Mais les ailleurs existent:

26-27 mai 1967: émeutes à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), 80 morts, 120 probables et des arrestations: bienvenue en département français, à propos desquels un agrégé métropolitain en géographie affirme: «ce sont encore des colonies».

Du 22 au 28 juillet 1985: Emeutes en Guadeloupe pour la libération de Georges Faisans (condamné à trois ans de prison pour avoir blessé avec un sabre un enseignant métropolitain en octobre 1984). Et moi d'ajouter que le dit enseignant avait donné un coup de pied à un élève.

Han! à l'école de la république!

De même dans la rubrique «l'Algérie indépendante», son incapacité à répondre à la question de Ventdesaures[at]aol.com: «Avez-vous laissé des agents à la solde de la France en Algérie?». La réponse du «de Gaulle»: «Quant à votre seconde question, vous comprendrez que je ne puisse vous donner aucune indication de cet ordre» participe du même aveuglement.

Demandez aux généraux algériens pour qui ils travaillent...

Les exemples sont légions de la mauvaise foi franco-française. Mais si c'est rassurant de se donner bonne conscience en mentant, nul ne peut vous en empêcher et encore moins vous convaincre et discuter avec vous.

Cordialement

 

       

 

       

Charles de Gaulle

      Qui êtes-vous? Vous vous fendez díinsultes, de menaces, mais vous ne signez pas votre oeuvre. Alors vous me permettrez un conseil. Vous avez la langue bien pendue. Eh bien! Prenez la parole! Vous êtes dans les Antilles níest-ce pas, en Guadeloupe? Alors conduisez votre peuple au soulèvement! Venez défier la France, que vous haïssez autant que vous devez vous haïr vous-même, pour vous sentir si soumis, si impuissant à réagir autrement que par líinvective.

Allez donc, pendant que vous y êtes! Entraînez les peuples francophones des Amériques dans le tourbillon de líhistoire! Des actes! Que représentent vos paroles, écrites comme líon crache, en face des actes?

Je me rappelle avoir, moi aussi, ressenti à peu près ce que vous míavez manifesté dans votre lettre. Un profond sentiment díinjustice, de frustration, une colère sourde qui me faisait bouillir líesprit. Jíétais à Londres, alors. En 1940. Combien de temps peut-on supporter líintolérable? Pour moi, je níai pas tenu bien longtemps. Il a fallu que je libère la France.

Alors? Quel est votre vrai combat, si vous ne pouvez pas libérer votre peuple de ce que vous considérez comme une puissance coloniale? Níexiste-t-il donc aucune autre raison de se battre, à votre époque, un autre empire plus grand, plus cynique, à affronter? La planète telle que vous la connaissez níest-elle pas globalisée? Les combats ne doivent-ils pas être portés à líéchelon mondial?

Allons, reprenez vous. Discutons entre hommes. Elaborons ensemble une stratégie. Je níai jamais cherché quíà développer líhomme. Mais la marche vers la liberté des peuples ne prendra jamais fin. Terrassez un tyran, et le prochain, sous une forme nouvelle et peut-être malicieusement masquée, se dresse devant vous. Selon le mythe platonicien de la tribu, líhomme nía de cessé de porter des chefs au pouvoir pour mieux les en chasser, de vénérer des idoles, pour mieux les brûler.

Peut-être ce balancier funeste síarrêtera-t-il un jour. Reste la question: êtes-vous de ceux qui attisent la haine, ou vous mettrez-vous au rang de ceux qui luttent pour líhomme et son esprit avec passion mais pacifiquement? Croyez-en la parole díun vieux soldat: la violence est dépassée et la haine ronge le monde.

Que líesprit de Gandhi vous pénètre. Jíattends votre réponse. Je suis certain quíelle viendra.

Charles de Gaulle
         
         

Moumine

      Je pensais que je vous avais paru trop vulgaire à travers mon premier mail car vous étiez décidé à ne pas me répondre.

Quelle est la cause de ce revirement? Mes troublantes vérités vous auraient-elles l'âme ouverte? Avez-vous bien l'âme en paix? Dormiez-vous tranquille après la réception de mon courrier?

Non apparemment puisqu'il aura fallu à «de Gaulle» deux semaines et et trois jours pour me répondre. Sans doute «de Gaulle» était-il occupé à comparaître devant la Justice Éternelle. Ceci expliquant son manque de diligence.

Une première rectification s'impose: je ne me hais pas et donc je ne hais pas la France et pour cause on m'a tellement appris à aimer la France à travers son histoire-géographie élaborée pour des simples d'esprit comme vous.

Seulement j'ai ouvert les yeux depuis longtemps et les dernières présidentielles n'ont fait que confirmer ma profonde déception. Le Pen présidentiable!?: c'était déjà fort. Mais au deuxième tour c'est une insulte envers les immigrés qui sont en France non pas parce qu'ils l'ont voulu mais parce que les maux: la colonisation, le sous-developpement et le tiers-monde sont leur quotidien. Mais seulement ces maux ne sont pas venu tout seuls. Et l'une des manières qu'ont les coupables de se disculper de toute responsabilité c'est de personnifier ces maux: la Colonisation, le sous-developpement et le Tiers-Monde comme si ils oeuvraient seuls. La voila l'autre lecture de l'histoire.

Deuxième rectification: je ne suis pas révolutionnaire comme vous l'appréhendez fort mal. De plus à quoi cela servirait-il? Vous êtes bien oublieux du «sabotage des indépendances africaines» et cela continue. De Villepin, encore un en télépathie avec «De Gaulle», ne se rend-il pas en Côte-d'Ivoire pour préserver les intérêts de «De Gaulle»?

Ça se dit pays développé: vous l'êtes. Restez donc dans votre France tombale et ne faites pas chier le monde. Voila pourquoi il y a des immigrés en France: parce que vous foutez la merde et chez eux et chez vous. Vous ne savez où est votre place. Même quand on chasse un chien il ne revient pas.

Je ne serais pas plus long car je risque une crise cardiaque, un caca nerveux est si vites arrivé. Et puis faudrait pas bousculer les bonnes moeurs et idées d'un paysan tel que «De Gaulle».
         
         

Charles de Gaulle

      Je ne compte pas poursuivre plus longtemps un débat stérile avec un rustre qui ignore la première courtoisie. Je tenais simplement à vous confirmer que je dors fort bien, et que faire diligence à un morveux ne figure pas au premier rang des obligations d'un ancien chef d'Etat.

Par surcroît, vous ne m'avez évidemment ouvert les yeux sur rien: je sais ce que j'ai fait, je n'ai pas à en rougir et je ne saurais être tenu comptable des faits à venir que vous évoquez.

Je précise d'ailleurs que si vos lettres étaient parvenues à l'Elysée, elles ne m'auraient jamais été remises, et vous ne devez qu'à l'esprit d'ouverture de Sinclair Dumontais, qui veille scrupuleusement à ce que tous les points de vue puissent s'exprimer, de voir vos flatulences épistolaires figurer, comme des taches (de caca nerveux?), sur son site. Au moins auriez-vous pu soigner votre style, par respect pour les lecteurs de ce dernier. Mais encore eût-il fallu que vous connaissiez le sens du mot respect, ce qui, à vous lire, est fortement sujet à caution.

Mon père me disait souvent que l'on trouve toujours 10 000 couillons pour soutenir une idée, fût-elle la plus absurde. Je ne peux donc, une nouvelle fois, que vous encourager à trouver des partisans, pour faire valoir vos arguments. Je pense effectivement qu'il est encore plus facile à un crétin de trouver des couillons, et la France, malgré tous les défauts que vous lui trouvez, est un pays de libre expression.

Bon courage...

Charles de Gaulle