Jean-Pierre Collignon
écrit à

   


Charles de Gaulle

     
   

Ah, ce silence...

    Mon Général,

Je suis un peu inquiet, vous concernant. En faisant ma visite hebdomadaire sur Dialogus, dans la seule intention de vous lire et apprécier ce que vous dites si bien aux uns et aux autres, je m'aperçois qu'il y a longtemps que vous ne vous êtes plus manifesté. Dites-moi que vous allez bien et qu'il ne s'agit que d'un peu de surmenage, cela me réconforterait. Au reste, j'en suis à la lecture de votre dernier ouvrage, «Mémoires d'espoir»; laissez-moi vous dire à quel point il m'est agréable et hautement instructif de vous lire. Et que dire de votre style... Mais assez de brosse à reluire. L'estime que j'ai pour vous suffit à continuer d'attendre, si vous le croyez utile, de répondre à mes questions concernant le petit Sarkozy. Mais ce n'est guère important, je l'avoue. Plus grave, à mon sens, est ce qu'il adviendra après le 29 mai, jour du référendum... Alors, suivant vous, Oui ou Non au Traité Constitutionnel?

Croyez, mon Général à ma très haute estime et, si vous le permettez, en ma lointaine amitié;

Jean-Pierre L. Collignon


Mon Général,

Je me fais quelques soucis, vous concernant. J'observe qu'un certain nombre de questions posées par vos interlocuteurs restent sans réponse de votre part. Seriez-vous absent de «Dialogus»? Et si oui, pour combien de temps encore? Rassurez-moi, je vous prie, cela me ferait plaisir. D'autant que les choses risquent de prendre une tournure intéressante, eu égard au référendum de demain, le 29 mai...

Bien respectueusement à vous,

Jean-Pierre L. Collignon