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gerardclavier@wanadoo.fr |
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La violence au quotidien |
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| Cher Gandhi, Je me permets de vous écrire car une question me vient souvent à l'esprit. La non-violence ne peut-elle pas faire violence? En effet, le fait de ne pas rétorquer ou de ne pas répondre à une personne peut sans doute lui faire violence même si elle n'atteindra pas son but espéré: la violence physique par exemple. En revanche nous lui ferons subir une violence morale. Ne pensez-vous pas que la violence fait partie de notre quotidien sans même que l'on s'en aperçoive? Sincères salutations, Nathalie Chère Nathalie, Je ne peux pas vous suivre dans votre raisonnement. Ne pas rétorquer et ne pas répondre à une personne est un parfait exemple d'action non violente qui permet de débloquer une situation. La fuite peut aussi être une solution de non-violence. Si on suivait votre raisonnement on serait obligé de dire que refuser d'obéir à un ordre indigne (comme de tirer dans une foule d'enfants) devient de la violence. Je ne pourrais jamais être d'accord avec cela! Il y a bien une différence entre la violence et la non-violence et je dirais que vous allez trop loin dans votre raisonnement. Même en refusant votre point de vue, je ne vous fais pas violence. J'exprime une position qui ne va pas dans votre direction, c'est tout. D'autre part, je suis parfaitement d'accord avec vous quand vous dites que la violence existe dans notre quotidien sans que nous nous en rendions compte. L'indifférence est une forme de violence très forte que peu de gens reconnaissent. Les violences économiques sont aussi trop souvent oubliées. J'espère avoir répondu à vos interrogations. Votre humble serviteur, M. K. Gandhi |
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