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guenaelledeclercq@hotmail.com |
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Je t'aime... |
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| Bonjour Gandhi, Je m'appelle Guénaëlle, et je suis une jeune Belge de 16 ans. Tu peux aussi m'appeler par mon nom «natal» indien, c'est Pryangbada («qui a reçu beaucoup d'amour»). J'ai été adoptée à 6 mois. Et je suis arrivée en Belgique. Je me sens belge à part entière, comment pourrait-il en être autrement? Je ne suis jamais encore retournée en Inde, je le ferai un jour, quand je serai prête. Je suis Belge mais quand j'entends parler de l'Inde, ça me concerne comme si on parlait d'une vieille amie. Je me souviens que j'étais toujours pleine de fierté en disant où j'étais née à ceux qui me le demandaient. Je suis née à Calcutta. Tout ce que je sais de mes racines c'est que ma mère était très jeune. Pas de noms, pas de visages, pas de voix... rien sur mon père et ma mère. C'est très dur à supporter. Vois-tu, mes parents (adoptifs) se sont séparés quand j'avais à peu près 6 ans et ma mère s'est suicidée il y a 1 an et 4 jours. Ce dernier événement m'a fait entrer dans une sorte d'inquiétude et d'un désir de savoir quasi-obsessionnel. Je ne sais pas pourquoi je suis là. L'Inde, mon amie, le sait. Peut-être...? Et toi, tu es indien comme moi. Je me souviens également, qu'étant donné que j'ai passé 6 mois dans une sorte d'orphelinat de Calcutta tenu par des soeurs, je me disais toujours qu'un jour Mère Teresa m'avait tenue dans ses bras. Cette pensée m'emplissait de joie. Tu sais, Mère Teresa... vous vous êtes déjà croisés, j'en suis sûre. Je t'ai découvert quand j'étais petite, par l'intermédiaire d'une BD qu'on m'a offerte. Cette BD raconte ta vie, je l'ai lue un nombre incalculable de fois. Ainsi que la BD dédiée à Mère Teresa. Tous les 2 vous avez compris que la clé du monde c'était l'amour. Tu as réussi à ouvrir quelques portes, mais on t'a arrêté tellement trop tôt... Pourquoi est-ce si compliqué à comprendre? Que le mal engendre le mal, que la violence engendre la violence... que la vie est sacrée, que l'amour est plus beau que... tout. Toi tu l'as compris. Moi aussi je l'ai compris, même si c'est plutôt contre mon gré. Il y'a des événements qui remettent tout en cause parfois. Alors... Je te dis merci. Merci parce que ton message est toujours vivant parce que si fort et si beau. Je suis persuadée que chaque jour des gens te découvrent, et qu'ils écarquillent les yeux, stupéfaits. Eux aussi, ils comprennent. Merci pour ce que tu as été et ce que tu continues d'être. Merci, et je crois pouvoir te dire «Je t'Aime», car tu comprendras qu'il s'agit d'un amour... de compatriote, de «suiveuse» et puis tout simplement... c'est vrai je t'aime, comment cela pourrait-il en être autrement, tu es mon frère comme Mère Teresa est ma soeur. Guénaëlle - Pryangbada Chère Guénaëlle, Chère Pryangbada, |
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