| Ethan Greene | ||
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| Monsieur l'archidiacre, Maître Ethan, Il m'est difficile de suivre le cheminement de votre pensée; tout d'abord parce que vous me parlez de choses dont j'ignore tout -que sont donc ces Lumières qui méritent ainsi une initiale majuscule? Puis par le témoignage paradoxal que vous donnez de l'avenir du monde: est-il éclairé, comme vous le laissez en premier lieu supposer, ou en proie à la destruction -ce qui confirmerait mes pires cauchemars? Ah! Maître Ethan, je crains, non point d'être obscurantiste, mais au contraire d'être trop clairvoyant -et incompris. Incompris de mes pairs, qui sont aveugles au danger de ce qu'ils nomment ad absurdum «progrès», et incompris de votre siècle aussi, semble-t-il, qui ignore à quel point l'âge médiéval est un âge d'élévation et de spiritualité. Mais votre dernier propos me rend perplexe... Quels principes sont donc mis à mal à votre époque? De quelles règles canoniques voulez-vous parler? L'esprit même de la religion catholique serait-il remis en cause par vos pairs? Ou ne s'agit-il que de quelques individus dévoyés, qui ne différeraient alors en rien de mes contemporains -car il y a toujours et partout des diables, homo homini lupus, le vieil adage garde sa pertinence, de même que les paroles de l'Ecclésiaste... Cependant, épistolier curieux, si vous souhaitez réellement connaître ma pensée, relisez les maîtres Alchimistes, lege, relege et ora -relisez et priez, imprégnez-vous de leur sagesse, et retournez contempler les oeuvres de pierre, des portails et des narthex de nos sublimes édifices religieux, si la folie des siècles futurs ne les a point détruites... Alors peut-être pourrez-vous approcher la transcendance à laquelle mon âme aspire, inlassablement altérée du sublime breuvage de la Science. Adieu, maître Ethan, que le feu de l'Esprit soit toujours un flambeau au cours de votre quête! dom Claude Frollo, archidiacre |
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