David Gervais
écrit à

   


Sigmund Freud

     
   

L'inconscient et le subconscient

    Mon cher Sigmund,

Moi, homme de finance, je me bats au quotidien entre cet univers sur les éléments de la vie. Parfois, mon subconscient calcule les aléas de la vie, et la période des impôts bouleverse en moi mon équilibre financier.

Suis-je ou ne pas être. Je cherche au travers les rêves, un deuxième sens a ma vie d'évaluateur financier. Moi, VP finances. Aidez-moi

David Gervais, CFA, CA



Cher David,

Veuillez m'excuser, mais je ne vois pas directement quelle est votre demande. Je perçois dans votre courrier une certaine pleine et une recherche de réconfort et il me semble que vous tournez beaucoup trop à la métaphore. Non pas que ça me déplaise, bien au contraire, mais il m'est difficile de comprendre directement votre demande.

Tout ce que je peux vous témoigner, c'est qu'il ne faut pas chercher un deuxième sens à votre vie en vos rêves car ils ne font que refléter le deuxième aspect de votre existence qui se trouve dans votre inconscient. Je suis sûr que vous possédez des troubles ou des soucis qu'il vous faudrait résoudre pour pouvoir avancer.

J'aimerais aussi vous transmettre une idée que j'ai de la vie professionnelle. Je pense qu'il faut choisir un métier que l'on aime pour l'apprécier chaque jour et ainsi ne plus le considérer comme étant un travail, mais plutôt un plaisir. Mon désir était d'aider l'humanité et de faire avancer l'homme, je pense y être parvenu en quelque sorte et j'y ai pris grand plaisir.

Bien entendu, je suppose que vous êtes déjà dans la vie active et qu'il vous serait difficile de vous retourner et de tout recommencer, mais pourtant, ne pouvez vous pas trouver un point appréciable à ce métier? Je vous propose de faire un travail sur vous-même, une certaine réflexion sur votre existence. Posez-vous les bonnes questions et vous trouverez les bonnes réponses.

C'est excessivement décevant de ne pas pouvoir vous aider plus, mais vous devez comprendre que cela m'est difficile via une simple correspondance. Il m'est arrivé plusieurs fois tout au long de ma vie de recevoir du courrier de personnes désirant mon aide. Et lorsque je ne pouvais pas me déplacer ou qu'un empêchement quelconque ne me permettait d'aider directement cette personne, je lui proposais de trouver elle-même la solution ou d'aller voir l'un de mes confrères de confiance, mais je suis loin de savoir si les psychanalystes de votre époque sont aptes. Trop d'années se sont écoulées en mon absence.

En espérant vous avoir redonné espoir.

Bien à vous.

S. Freud