| [kavenpb+hotmail.com] | ||
|
| ||
| Cher Sigmund Freud, Cher Kaven, Cher Sigmund Freud, Je vais tâcher de répondre de mon mieux à vos questions. Premièrement, je n'ai jamais connu mes grands-oncles, cela m'a été dit de par ma grand-mère. Il faut dire que ma mère était très jeune lorsqu'elle a accouché de moi (17 ans), donc ma grand-mère m'a beaucoup gardé, et aussi éduqué, jusqu'à environ 3-4 ans. Aussi, je n'ai qu'une différence de 9 ans avec mon oncle ce qui en résulte que j'étais souvent en leurs présences jusqu'à cet âge. Depuis, nous nous voyons peu souvent. Le bégaiement de ma grand-mère est faible, il ressemble plus à une hésitation; et celui de mon onlce se rapproche du mien. Pour ce qui est de ma mère ou de mon père et de mes deux soeurs plus jeunes, ils ne souffrent pas du bégaiement. Pour ce qui est du traumatisme, est-ce possible qu'un déménagement ou l'arrivée d'un nouvel enfant puisse en être la cause? Jusqu'à mes 14 ans, nous avons déménagé plus de 10 fois; et j'ai aussi deux soeurs plus jeunes comme je vous le disais. Se pourrait-il aussi que mon bégaiment soit dû à un trouble au niveau du stade anal ou du complexe d'Oedipe? C'est ce que j'ai lu selon quelques théories psychanalytiques, mais pardonnez-moi, je n'y ai rien compris, car, avouez que les termes que vous et vos disciples utilisez sont parfois difficiles à saisir! Et que vous pourriez m'expliquer plus simplement. Mon trouble est quasi constant. Si je suis fatiguée, stressée, etc. Je bégaie un peu plus, mais ce n'est rien de gigantesque. Il est certain que le contexte joue beaucoup dans mon bégaiement; simplement vous dire que je ne bégaie pas, ou très peu, lorsque je parle seul (ne vous inquiétez pas ce n'est pas fréquent!), lorsque je lis, lorsque je chante, lorsque je parle spontanément ou que je suis en colère, etc. L'environnement a un impact significatif sur mon bégaiment (endroit, nombre de personne, contexte, atmosphère, humeur, etc.). En temps normal, je bégaie sensiblement de la même manière. Et non, je ne suis vraiment, mais vraiment pas une personne stressée de nature, mais beaucoup plus quelqu'un de calme et de zen. Et pourriez-vous me dire si le bégaiement persistant avec l'âge devient en quelque sorte comme un tic incontrôlable? Merci à l'avance de votre réponse. Kaven Cher Kaven, Pardonnez-moi de mon retard de correspondance. Votre cas m'a beaucoup intéressé, j'en ai même discuté avec ma fille Sophie, également psychanalyste. Le rapport que vous avez pu avoir avec votre oncle, neuf ans plus vieux que vous me semble un indice considérable. Si cet oncle dont le bégaiement est proche du vôtre n'était pas tant plus agé que vous, il est logique qu'il ait joué en quelque sorte le rôle de grand frère protecteur. La plupart des enfants s'associent très rapidement aux grands frères dès le plus jeune âge. Ils l'idolâtrent et en font un être à copier et un but de ressemblance. Le bégaiement peut effectivement se réveiller par traumatisme ou simple changement du quotidien, comme le déménagement que vous évoquez. Mais plus concrètement, l'arrivée d'un nouvel enfant. Vous prenez dès lors une autre place, celle de grand-frère protecteur et l'exemple que vous pourriez en avoir est cet oncle, neuf ans plus vieux que vous. Et il faut remarquer également qu'un bégaiement peut naître du jour au lendemain, mais par l'habitude ou l'accommodation, peut rester imprégner dans une personnalité. L'un des moyens de s'en défaire avec le temps est de comprendre sa venue, ce que vous faites très intelligemment ou alors suivre des cours de diction. Mais ce cercle vicieux de la locution ne se combat pas par acharnement, bien au contraire, cela ne ferait que l'entretenir. Amicalement et avec le plaisir d'avoir de vos nouvelles. Sigm. Freud |
| | |