Florence
écrit à

   


Sigmund Freud

     
   

L'angoisse

    Bonjour Monsieur Freud,

Je vous ai aperçu sur Dialogus, et j'ai eu envie de venir vous dire bonjour, ainsi que de vous présenter mes respects. Vous faites partie des plus grands hommes de notre passé. Vos travaux et vos études, de par leur ampleur, nous aident beaucoup, encore aujourd'hui!

J'ai aussi une question: pensez-vous que l'angoisse peut être due à un «conflit» du «ça» et du «surmoi»? Je serai intéressée de connaître votre opinion à ce sujet.

Bien à vous

Florence



Chère Florence,

Quel plaisir de savoir que ma personne se place parmi les grands hommes de l'histoire. Je vous remercie énormément pour tous ces compliments à mon égard.

Et pour répondre à votre question, l'angoisse se décrit comme une peur devant une forme de danger inconscient qui reste la plupart du temps inconnu. Mais l'angoisse est en fait un dérivé de l'anxiété. C'est en quelque sorte une caractéristique poussé de ce dernier trouble.

Le conflit dont vous parliez ne se fait ni au niveau du Ça, ni au niveau du Surmoi. Mais tout simplement auprès du Moi. Après de longs questionnements sur l'angoisse, je suis finalement resté sur une théorie. Cela serait dû à la perte d'un objet. Bien entendu, c'est une métaphore. L'objet peut-être une personne comme un parent ou encore un désir. Mais dans la perte, je ne parle pas de décès, mais bien de passage d'un stade à un autre. Lorsque la mère n'établit plus le même contact avec son enfant parce qu'il a grandi, il semblerait que cela crée un trouble, une angoisse pour le petit homme. Ou encore, lorsque la petite fille passe le stade de castration et se rend compte qu'elle n'a pas de pénis. Si ce passage s'établit mal, il peut y avoir angoisse, aussi infime qu'elle soit, elle peut avoir lieu.

En conclusion, une angoisse naît d'une perte psychique ou physique qui établit un manque de la part du Moi.

En espérant avoir répondu à votre question. Si je n'ai pas été suffisamment clair ou qu'un élément vous manque pour comprendre, n'hésitez pas à me le signaler.

Bien à vous.

S. Freud