Et mes droits?
       

       
         
         

Anonyme

      Cher Sigmund,

Alors comme ça, j'apprends que vous me psychanalysez à mon insu? Dois-je me sentir privilégié du fait que vous m'accordez la gratuité ou dois-je plutôt me sentir offusqué du fait que vous m'analysez malgré moi et que vous me refusez toute confidentialité?

Pour l'instant, je suis plutôt insulté. Nous avons à Delphes un adage: «Gnôthi Seauton». Un de vos comparses sur Dialogue (je crois qu'il se nomme Socrate) en a même fait sa devise.

Je vous conseille de suivre son exemple.

Oedipe
         
         

Sigmund Freud

      Cher Monsieur,

Lisez ce que j'ai écrit au sujet du Président Schreber. Depuis longtemps vos droits sont tombés dans le domaine public. Par ailleurs, dans son avancée scientifique, la psychanalyse ne s'encombre pas de la moralité bourgeoise.

Cordialement,

S. Freud