Jean-Claude
écrit à

   


Sigmund Freud

     
   

Dans une bulle...

    Cher Monsieur Freud,

Les psychologues s'enferment dans une bulle pour éviter que leurs patients ne les rendent fous. En se protégeant ainsi, ne perdent-ils pas une part de l'efficacité possible? Finalement, un vrai ami qui n'a pas vraiment besoin de se distancer pourrait-il être utile?

Jean-Claude


Cher Jean-Claude,

Cette idée de bulle m'est totalement inconnue. Je ne sais qui vous a appris cela, mais il est formellement impossible à un analyste de se placer dans une bulle, au risque de ne pouvoir comprendre le patient. Effectivement, c'est une interaction constante qui doit se jouer entre les deux personnes. L'analyste ne doit en aucun cas conseiller d'après sa propre vie, j'y consens, mais de là à s'éloigner du patient, ce n'est pas tolérable.

D'ailleurs, puisque vous citez l'amitié, je pense qu'un psychanalyste doit se rapprocher du rôle d'ami, car il doit y avoir une certaine confiance à son égard, sans oublier qu'il ne fait aucunement intervenir sa propre vie, mais se concentre bien sur la seule vie du patient. Vous constaterez que tout cela est impossible si l'analyste se place dans une quelconque bulle psychologique.

Cordialement,

S. Freud