Sylvie
écrit à

Élisabeth de France
| Votre Altesse, Je vous trouve très belle et ce serait un honneur pour moi de vous venir en aide pour quitter ce lieu maudit définitivement et rejoindre la Vendée, où le peuple se bat pour la cause royale. Vous et votre famille ne devez pas rester dans cette prison; ni vous, ni le roi, ni la reine, ni les enfants royaux. Permettez que je me présente: Sylvie Freulon, je suis de la Normandie toute proche et si vous le voulez, je ferai parvenir aux vôtres des tenues militaires pour quitter cette prison. Ensuite, une voiture à cheval viendra vous prendre et vous quitterez ce Paris de la révolution où l'on assassine les honnêtes gens. Je peux si vous le voulez vous donner toutes les indications pour partir vers l'ouest de la France. Là-bas, vous retrouverez de fidèles partisans parmi la population locale. Ce sont de fidèles monarchistes prêts à vous défendre contre ces maudits révolutionnaires. Je suis royaliste et fidèle à notre Sainte-Mère l'Église, à notre roi. Pour quitter la prison voilà ce que je vais vous dire: dès que vous aurez les uniformes, enfilez-les et sortez de la tour du Temple, ensuite dès que vous aurez franchi les corps de gardes le plus discrètement possible, une voiture tirée par un cheval bai foncé et un cocher en livrée, vous conduira vers un bateau sur les quais du pont de l'Alma... Le bateau vous conduira jusqu'au Havre, puis vous prendrez la mer jusqu'à la rive sud... Une autre voiture vous attendra et vous mènera directement vers la Bretagne. Des cavaliers vous escorteront et vous défendront jusqu'à la mort s'il le faut. Ensuite, nous filerons vers le sud de la Loire. Là, vous rejoindrez monsieur de Charette qui se bat pour votre cause. C'est un chevalier fidèle à la famille royale et il me semble que vous devez le connaître. Les Vendéens vous défendront et vous protégeront, car c'est le vrai peuple de France. Il est fidèle aux idéaux monarchiques. Sachez-le, le vrai peuple français est à vos côtés. Je vous embrasse, Sylvie Madame, Je suis désormais seule avec ma nièce. Tout le monde semble nous avoir oubliées. Je doute que vous puissiez nous être utiles et mieux vaudrait pour vous ne pas vous exposer. Elisabeth |