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Chère Anne,
Je me permets de vous appeler par votre prénom, car d'avoir pu pénétrer
dans vos pensées en lisant votre journal, je me suis sentie si proche
de vous!
Vos lignes admirables m'ont fait pleurer, douce Anne, car à chacune de
vos pages on y retrouvait à la fois la rebellion de l'adolescence et
l'emprise de la guerre. Quelle tristesse que votre destinée se soit
arrêtée si tôt, qui sait ce que vous auriez pu offrir au monde !
Je cesse là mes bavardages et vous remercie, par l'entremise de ce site, de tout ce que vous avez écrit.
Sybille
Chère Mademoiselle Sybille,
J'ai communiqué à ma fille l'essentiel de votre message qui l'a
beaucoup touchée. Je ne pouvais cependant lui laisser lire la phrase
sur sa destinée. Vous comprendrez que dans la situation où nous nous
trouvons, (que vous connaîtrez si vous lisez sa lettre d'acceptation),
il est exclu que je laisse quiconque jeter une ombre sur le timide
espoir qui est le sien.
Moi-même préférerais ne pas en savoir davantage.
Mes salutations sincères,
Otto Frank
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