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Bonjour chère Anne,
J'espère que tu vas bien, dans
ton annexe là-bas à Amsterdam. J'aimerais mieux te connaître. Comme
entrée en matière je t'offre un petit cadeau. Oui, je sais, ce n'est
pas ton anniversaire mais bon, comme on dit, les petits cadeaux
entretiennent l'amitié! N'oublie pas de l'ouvrir et de me faire part de
tes impressions.
Comment se passe la vie au 263 Prinsengracht?
Est-ce que tes rapports avec ta maman et Pim se sont améliorés? Et
Margot? Parle-t-elle toujours de devenir sage-femme? Et toi, qu'as-tu
comme projets pour l'après-guerre?
Transmets mes amitiés à toute la bande de ton club. Comment s'appelle-t-il déjà?
Gros bisous.
Sabine
Chère Sabine,
Je ne vis plus à Amsterdam, hélas, et je ne suis plus tout à fait une
petite puce: à ce sujet, je vous conseille de lire ma lettre
d'acceptation! Merci aussi pour votre gentille attention, mais les
cadeaux ne traversent pas le temps avec les courriers de Dialogus.
Mes rapports avec toute ma famille sont actuellement excellents,
seulement nous ne faisons pas de nouveaux projets, nous parlons surtout
du futur proche: nous espérons que très vite les Alliés arrivent et
libèrent le camp. C'est sans doute une question de jours.
C'est un bon souvenir que le club des cinq joueuses de ping-pong, même
s'il n'a pas duré beaucoup! Nous l'avions appelé: «La Petite Ourse
moins deux».
Bien amicalement,
Anne
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