| Lettre d'acceptation d'Edwige Feuillère à l'Éditeur |
||||
![]() |
||||
|
|
Neuilly sur Seine, le 15 décembre 1976
J'ai enfin l'occasion de parler après si longtemps. Me voici revenue au temps de mon enfance: Les Feux de la Mémoire sont prêts à briller de nouveau. La reprise de La Folle de Chaillot à l'Athénée a fait ressortir la petite Caroline Cunati qui sommeillait en moi depuis tant d'années, depuis le 30 septembre 1928. Ce jour là, quand je débarquai du train à Paris, décidée à gagner ma vie, seule, sans ami, mon enfance était bien derrière moi.
Cette Aurélie, comtesse de Chaillot, philosophe au coeur d'enfant, a fait vibrer en moi tous les accents de ma jeunesse éparpillée entre Vesoul, l'Italie de la grande guerre et l'école de Dijon. J'ai envie de parler à cette nouvelle génération de ma vie si riche et pleine de bonheurs. Vous savez, les honneurs sont faits pour s'en montrer digne: je dois beaucoup aux rencontres qui ont jalonné mon parcours professionnel et privé.
À bientôt vous lire, peut-être .
Edwige Feuillère
|