| Théo | ||
| Respect | ||
| Salut mec.
Quand tu écris «tu
m'emmerdes» et «salopard» c'est un relâchement incontrôlé, une variante
de la Tourette? Je connais bien, je fais pareil parfois. Mais je mets
du blanc sur mes courriers, je m'autocensure et je nettoie waterman.
Quand tu écris «Théo» c'est une plaisanterie grecque, une étymologie catho? Je connais bien, je fais pareil parfois. Je mets du cul sur le spirituel, Jésus au bord du triangle et je salis waterman. Quand tu écris... et merde. Ça écorche la bouche de dire «je t'aime», ça dérape la plume. Alors on écrit n'importe quoi, du roi et du prophète. Ta lettre est curieuse, elle vire exercice de style. Un mot en dessus, un mot en dessous. On ne sait pas par où rentrer. Mais je te prends comme ça, je prends la mouche, je simule le dépit. Tu n'es qu'un prétexte, Théo. Reste dans le texte. Léo Ni Dieu ni prophète Et bien entendu vous(tu) touche(z) juste, Métamec. Théo,
Je retiens de ton message un mot, un seul, «inconfortable», naturellement. S'il n'est pas dans cette couleur, l'artiste n'est pas. Il n'est qu'un informulé, l'inconfortable. Celui qui me regarde il s'en sort comme il peut. Moi, dans mes jours à venir, j'entasse du futur et chante le désespoir cet enfant de panique, une lueur synonyme. Salut. Léo Yes monsieur, « inconfortable», naturellement. Comme ce coffret où s'entassent tes sons. Comme cette boîte où travaillent mes potes. Ce Barclay a de la classe pour emboîter la révolte. Toi par exemple, mais aussi Fela Kuti … Avais-tu le temps, c'est-à-dire l'envie, de le découvrir celui-là? Même écurie. Rageur aussi. Mais africain. La lâcheté est un sport d'endurance pour moi. Merci de m'avoir donné honte de ma bassesse. Merci d'avoir parlé du ventre des Espagnoles. Théo. Allez, comme ça, à la volée, pour faire un vers au bec En guise de conclusion Prends ta rime et fous-lui tes mecs dans ton jardin. Léo |
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