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L'anarchie, les femmes, l'écriture, la vie.
Tu as tout chanté.
D'une manière qui m'est plaisante et énergétique.
Ça doit faire un bon mois que je ne t'ai pas
écouté, tu me manques.
Maintenant, que nous reste-t-il à faire? Poétiser?
Trouver une surface à l'âme?
Ouais, je crois bien.
Comme tu disais, un problème, une solution, par où
commencer?
Rien qu'en t'écrivant, je trouve des réponses à
mes questions, tu le crois ça!
D'ailleurs, tu crois (tu sais la croix, tout le blabla, même les
autres, d'ailleurs!)?
Quoi qu'il en soit, pour tout ce que tu as fait, merci frangin.
Salut Sébastien,
J'ai tout chanté. Pas tout à fait. J'ai chanté ma
vie, j'ai mis des mots sur quelques incursions et dérives
maritimes. Sans chercher à parler aux autres. En mettant
simplement des clartés musicales sur mes gouffres. Notre
rencontre est de hasard. Tu reçois tout ça, je te manque,
je te lis aussi. À toi de trouver quelques passages, de
goûter quelques éclairages matinaux pour te
débarrasser du jeu des questions et des réponses.
Conserve tes énigmes, mets-leur un peu de brume, regarde les,
d'ailleurs. Tu verras l'incroyable. Et nous poursuivrons notre
correspondance sur des mesures muettes, sur une tonalité duale.
Quant au verbe croire, nous n'en parlerons jamais.
Léo
Salut frangin!
Les dérives, je connais, sans en chanter, j'en ai vécu.
Dérives et des rives. Le hasard, putain, m'en parle pas:
«Et leurs géométriques ailes ne pourront dessiner
l'ennui dont se meurent les parallèles». Je meurs, mon
pote, comme toi, tu le sais, je meurs de vivre. J'ai, dans mon
assiette, la vie en live, comme un avion en l'air. Mais y'a pas de
piste d'atterrissage, elle est floutée. Le sais-tu, l'as-tu vu?
Mon avion est bien dans la brume, justement, j'y vois qu'dalle. Mes
énigmes sont depuis trop longtemps résolues;
l'incroyable, je l'ai vu et senti. J'en suis ressorti nu,
vilipendé, scarifié de partout, avec pour seul
repère ma bite et mon couteau, tu le sais encore.
Au final, pour faire bref, parce que l'onyx de ma conscience me dit de
te le dire: va te faire croire, pauvre con.
Je t'aime.
Sébastien
Pareil, copain. Et pour appareiller, ces mots opéra,
ces mots printemps, ma poésie guillemets:
«Le temps c'est mon ami on joue ensemble
Je t'apprendrai si tu veux
Tu as bien le temps
Les nuits sont longues
Et puis le temps c'est notre ami à tous les deux
À tous les cent
À tous les mille
À tout ce qui essaie de respirer pour ne pas être en reste
Devant la moisissure du bonheur et de la chance»
À suivre, tu sais où.
Ciao.
Léo
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