| Lettre d'acceptation du Comte de Fersen à l'Éditeur |
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| Stockholm, le 1er mai 1810 Cher Monsieur Dumontais, Je suis très intéressé par la requête que vous me faites de dialoguer avec des gens d'une autre époque. En tant que chancelier de l'académie d'Uppsala, je suis tout intéressé à informer les gens de votre époque sur des faits historiques qui se sont passés à la mienne. J'ai voyagé beaucoup et j'ai moi-même participé à différents événements militaires et politiques qui se sont passés ces dernières années comme la guerre d'indépendance des États-Unis et la chute de la monarchie française. Depuis quelques années, je reste dans mon pays, la Suède, et je participe ici à sa politique grâce à mes charges de général de cavalerie, chevalier et commandeur des principaux ordres du royaume. À vrai dire, c'était le cas jusqu'au mois de février dernier lorsque le nouveau gouvernement a signé un traité d'alliance avec la France. Je me suis de moi-même effacé de la scène politique à ce moment là, car je ne pense pas qu'un défenseur de la monarchie comme moi puisse traiter avec la France d'aujourd'hui. C'est pourquoi j'ai tout mon temps maintenant pour correspondre avec les gens de votre époque. Mes respects les plus sincères. Hans Axel de Fersen, Grand Maréchal de Suède |