Marie-Louise Martial 
écrit à
Eumachia
Eumachia

Mais où sont les neiges d'antan?

   

Salut à toi Eumachia,

J'ai rencontré avec émotion la statue qui t'immortalise, toujours en place dans l'édifice que tu as offert aux marchands d'étoffes de ta belle ville. À voir ton visage, je me suis dit que tu t'étais retrouvée veuve bien jeune. T'es-tu remariée?

Amicalement,

Marie-Louise.


Salut à toi Marie-Louise,

Je crois que l'on est toujours trop jeune pour perdre l'époux que l'on a aimé...

Non, je ne me suis pas remariée; je voulais conserver l'administration de nos affaires et l'héritage de mon fils à l'abri de tout beau-père intéressé. Et puis je n'ai pas connu d'homme qui puisse se comparer à mon défunt, ni mériter ma confiance, voilà tout! Dans le monde où je vis, être veuve et fortunée est tout de même une situation privilégiée pour une femme.

Porte-toi bien,

Eumachia