|
marco.gesto@surete.qc.ca |
||
|
L'Invincible Armada et l'arrogance d'Élizabeth |
||
| Madame la Reine d'Angleterre, Je n'aime point votre attitude «arrogante» lorsque vous traitez l'Espagne de pays inculte et les Espagnols de «petits coqs». Permettez-moi d'apporter un bémol concernant vos allégations sur la défaite de l'Invincible Armada. Cette expédition n'était pas le voeu du roi d'Espagne Philippe II mais plutôt l'idée du pape Sixte Quint qui n'approuvait pas les monarchies hérétiques dans le continent européen. Le roi Philippe II, avait préféré la voie diplomatique avec votre royaume qui nous le savons, venait constamment piller et voler ses galions espagnols. Le pirate Drake a lui-même poussé son arrogance en détruisant une importante flotte de Cadix l'année précédente. En aucun temps, l'Espagne a voulu entrer en guerre avec votre pays puisque Philippe II en avait plein les bras avec le conflit des Provinces Unis. C'est vous usant de complots et tricheries que vous avez poussé les nerfs du roi d'Espagne! Le trésor s'épuisant, le roi croyait que la rivalité anglo-espagnole allait se résorber du fait que Marie Stuart, bonne catholique, pouvait inévitablement prendre le trône d'Angleterre. Le fait fut que Marie Stuart fut décapitée et que le paroxysme allait atteindre des proportions inégalées. Le roi Philippe a du céder aux pressions du Pape et de tous les Catholiques pour envoyer ce qui était à l'époque la plus grande entreprise militaire navale sur le front Atlantique de tous les temps. Le but de cette expédition avait un double but: celui de vous chasser du trône ce qui s'avérait une formalité puisque votre armée terrestre aurait été anéantie par la phalange espagnole. De plus votre flottille navale comprenait environ 30 petits vaisseaux, contre 130 vaisseaux espagnols lourdement armés. Le rapport de force était véritablement inégal et l'Angleterre aurait connu une véritable défaite cuisante. Le but suivant était de mater la rébellion dans le Nord des Pays-Bas tout en renforçant les forces d'Alexandre Farnèse, commandant en chef des forces espagnoles. Ce qui explique que cette opération a échoué est simple: Les Espagnols n'ont pas joué de chance dans la météorologie, les tempêtes de l'Atlantique et de la mer du Nord ont complètement débousselé Medina Sidona, un hidalgo, chef de l'expédition qui n'avait pas l'expérience de la mer. Philippe II avait commis une erreur d'avoir confié le commandant à cet Andalou inexpérimenté, choix mauvais d'autant plus le capitaine «chevronné», le vieux Ribeira, pour cette expédition mourrait en 1587. Francis Drake et Forbisher avait vu juste, une bataille se gagne avec des impondérables et tous les facteurs doivent être pris en considération. Pour conclure, je tiens à vous dire que votre règne au trône d'Angleterre aura été une période de petites économies, vous rêviez à de grandes entreprises en Europe mais vous saviez que votre petite armée aurait été réduite en pièces. Vous deviez aider les Huguenots français mais vous les avez abandonnés par vos subsides misérables. Vous avez tenté de mater les Écossais mais les Écossais se sont mis à rire de vous et vous ont refilé votre successeur en Jacques 1er fils de Marie Stuart (sa revanche)! Vous vous vantez partout mais personne ne vous écoute sur le continent, surtout pas la France où le bon roi Henri IV vient de se convertir au Catholicisme! Vous n'avez point pris d'époux parce que vous étiez stérile! La période «Élisabéthaine» n'a pas fait de l'Angleterre l'égale de la France et surtout de l'Espagne. En deux mots, vous ne valez pas grand chose à mes yeux. Philippe III roi d'Espagne, du Portugal, du Milanais, de Naples, de Sicile, de la Franche-Comté, des Provinces-Unis, de la Belgique, des États Allemands, des Amériques et des Philippines. Défenseur de la foi catholique et combattant de l'hérésie. Fils du regretté et très grand roi Philippe II Ainsi donc ce cache sous les traits d'un chapon espagnol, nul autre que le bâtard de Philipe d'Espagne. Ce gros impotent de Philipe III! Toujours les mêmes ces Espagnols, des fourbes, des voleurs et des menteurs! Il a fallu que votre grand-père Charles, contribuât à la mort de plusieurs de ses parents et qu'il complotât largement pour s'approprier tous les territoires dont il a hérité par la suite. On ne devient pas empereur du St-Empire Germanique, en ne faisant que des compliments aux gens. Sachez donc que tous les territoires dont vous vous targuez dans votre signature ne sont le fruit que des meurtres et des alliances de vos prédécesseurs. Votre pauvre mère à bien souffert et à rapidement rendu l'âme dix ans après son mariage avec votre père, soit dit en passant votre mère qui épousa votre père en 1570 était promise à votre demi-frère Charles d'Autriche né en 1545, d'un premier mariage, et qui mourut étrangement en 1568, et votre père, le pervers, a demandé la main de la pauvre promise éplorée en 1570. D'ailleurs, heureusement que votre mère lui apporta le territoire autrichien en dot car sinon, ce St-Empire, n'aurait pas valu grand chose. Sachez, Monsieur, que je suis en quelque sorte votre tante puisque votre dévergondé de père, a épousé ma sœur, cette pauvre Mary, elle était sa deuxième femme, et sachez que j'ai donc bien connu les agissements de votre satané pater. Vous savez, j'en suis sûre, que lorsque ma soeur cette Marie la catholique, mourut au bout de 4 ans de mariage, votre père envoya immédiatement un émissaire pour me faire demander ma main, ce à quoi j'ai répondu immédiatement, non! Sachant à quel démon j'avais affaire. Votre père à toujours été égoïste, vindicatif, orgueilleux, je ne me suis jamais entendu avec lui, il était le pire des vicieux: une soubrette, une paysanne, et deux courtisanes avant d'entrer au lit de ma pauvre soeur. Qui soit dit en passant est morte d'une infection généralisée due à un empoisonnement du sang et l'on soupçonne une maladie de Vénus. Ce pourquoi elle aurait été stérile. Votre père n'a jamais accepté que je réponde un non catégorique à ses demandes répétées pour m'épouser. Il m'a envoyé la faible Armada par orgueil, il a engagé la vie de milliers d'homme par vengeance personnelle, pour montrer qu'il pouvait encore dominer une femme, qui plus est une vierge. C'est souvent le problème avec les hommes complexés par leur petit pénis, ils veulent dominer tous les autres par peur d'être ridiculisé. Je l'ai bien dominé moi, votre pendard de procréateur, insipide et sclérosé. J'ai soutenu la révolte des Pays-Bas, parce qu'il était nécessaire de défendre ces pauvres provinces aux prises avec des lois, et des dirigeants arriérés, abrutis par la foi romaine. Votre père avait massacré quantité de pauvres Turcs, qui ne savaient pas où ils s'embarquaient lorsque qu'en 1571, il fit un massacre inouï et épouvantable lors de la bataille de Lépante. Mais lorsqu'il se présenta devant mes hommes, il trouva un ennemi préparé et de taille à lui faire face et nous, Anglais, avons bien eu raison de vous autres, petits idiots d'Espagnols. Voilà comment vous avez ravalé votre arrogance et êtes repartis la queue entre les jambes. Vous ne vous étiez pas encore mesurés à des gens de votre taille, vous vous faisiez une gloire d'égorger les petits peuples, comme en Amérique du Sud par exemple. Je réitère donc ce que j'ai dit: l'Espagne est un pays inculte, minable, et fanfaron, et les Espagnols de «petits coqs», de vulgaires chapons. Je vois que vous êtes assez stupide pour défendre l'honneur de votre père en renvoyant la faute de la défaite de L'Armada, à ce gros bêta de Sixte Quint, qui me traitait sans arrêt de prostituée, de sorcière, de bâtarde. Ce qui est un point de vue tout à fait phallocrate. Mais dois-je vous rappeler que ce gros Sixte, était un pédophile notoire et qu'il entretenait au su et aux vu de tous, un cardinal de 15 ans nommé Alessandro. Non, Monsieur, je ne crois pas que ce gentil Sixte, si pédé soit-il, ait pu à lui seul convaincre le grand seigneur, votre père, de me faire bataille, et si cela est votre pensée, alors votre père fut bien niais d'écouter un homme qui n'avait aucune expérience, et aucune idée de ce que pouvait être la guerre et des risques pour la faible Espagne. Pour ce qui est de vos affirmations concernant le pillage des galions espagnols, par souci de justice, je n'ai demandé à Lord Drake que de vous rendre la pareille pour ce que vous faisiez en Amérique. Pillage, Massacre et Esclavage, n'était-ce pas les trois mots d'ordre? Toujours vous nous avez trouvé sur votre route pour voler ce que vous aviez volé et toujours nous vous avons vaincus, parce que vous êtes un peuple insouciant et présomptueux. De plus, si Mary Stuart, la catin, fut décapitée, c'est parce que c'était une criminelle qui mettait en péril la paix dans le royaume. Je ne crois pas que vous en sachiez assez sur ce sujet pour entrer en lice avec moi. Lorsque vous employez le terme flottille, parlant de notre armée victorieuse, je vous trouve bien effronté, et remettre la cause de votre défaite cuisante sur la météorologie est digne d'un Espagnol. HA! HA! HA! Que la bataille ait été gagnée à cause de n'importe quelle mauvaise raison, il n'en demeure pas moins que nous avons gagné et que vous avez perdu! En terminant voici comment les livres d'histoire se souviennent de vous autres Espagnols: L'Invincible Armada (la felicissima armada) est le nom de la flotte d'invasion armée par Philipe II d'Espagne. Elle fut vaincue par la flotte anglaise. L'Armada avec ses équipages pour la plupart inexpérimentés était mal équipée. D'autre part, la flotte anglaise bénéficiait d'un avantage technique: ses canons étaient nettement plus précis et fiables que ceux de la flotte espagnole. Dans cette bataille, l'officier britannique Sir Francis Drake s'est illustré par son habileté. Et je tiens à vous dire que mon règne au trône d'Angleterre aura été une période de faste culturel et d'épanouissement économique, qui porte encore aujourd'hui le titre de Époque Élisabéthaine, siècle d'or. Alors qu'à cette époque la France était au prise avec une famille d'empoisonneurs et de putain à la tête de son royaume et que l'Espagne était la grande perdante de l'Europe. En deux mots, petit Monsieur, tenez votre langue dès à présent, car sinon je vous enverrai Sir Francis Drake et mes canons pour vous la couper. Et je vous vaincrai. Gros lourdaud! Élizabeth 1ère, reine incontestée d'Angleterre, d'Irlande, de France, et des colonies, protecteur de la foi par la grâce de Dieu et de feu le grand et bon Roy Henry le huitième, et Vainqueure sur l'invincible Armada. L'Invincible Armada et l'arrogance d'Élizabeth (suite) Madrid, 1599 Moi, Philippe III digne successeur de mon père le très chrétien Philippe II défenseur de la foi et ennemi juré des hérétiques ne demande que de rajouter une seule pensée venant du roi Henri IV de France à propos de votre virginité. «Elle est tout aussi vierge que moi je suis catholique». Je tenterai de faire un rapport détaillé sur vos invectives à propos de l'Espagne. Je soumettrai avec le Duc de Lerma un autre plan d'invasion afin de renverser la bâtarde hérétique d'Angleterre! Soyez assurée que mes tercio espagnols feront le nettoyage de votre île. Nous prendrons des arrangements avec nos bons amis Irlandais et notre réseau d'intelligence nous mettra au courant de vos tractations et complots. Je ne vous salue point Felipe Londres, 1599 J'aurai deux choses à vous dire gros bêta, La première: Les propos de Henri IV de France ne tiennent pas la route, puisqu'il finira par devenir Catho, alors que moi je ne peux que rester vierge. La deuxième, est que peu importe vos malversations, et vos rapports, nos services d'intelligence sont toujours à l'affût des dernières nouvelles. Et je vous suggèrerais de mettre le Duc de Lerma sous surveillance car il a été un de nos plus fidèles alliés, contre vous. Je ne vous salue point Tante Betty |
|
|