|
Henri_IV@dialogus2.org |
||
|
Le duc d'Alençon |
||
| Chère Reine d'Angleterre Pouvez-vous m'éclairer concernant un supposé mariage avec le Duc d'Alençon François fils puîné du roi Henri II. Selon mes recherches, le Duc d'Alençon a plusieurs fois comploté avec le Béarnais pour renverser son propre frère Henri III du trône de France. Avez-vous déjà rencontré ce personnage? Aviez-vous imaginé une alliance avec ce prétendant de la couronne de France? Mes recherches ont démontré votre bonne relation avec le futur Henri IV. Cependant, il vous aurait déçu en 1593 avec son abjuration de la religion protestante et son sacrement en 1594 de la religion catholique. En lisant les correspondances avec d'autres personnages, il me semble que vous ne portez pas dans votre coeur les Espagnols. Je tiens à vous préciser que votre père Henry VIII a joué beaucoup plus de prudence dans ces relations diplomatiques envers l'Espagne. Vous ne semblez craindre personne ni un fanatique jésuite qui risque de vous assassiner. Par ailleurs chère Reine, pouvez-vous me parler de Sir William Cecil l'équivalent de Sully en France. Que Dieu vous protège des Habsbourg! Agrippa Aubigné, écrivain et historien à la cour de France Monsieur, Je n'ai pas très bien connu le duc d'Alençon, par contre j'ai bien connu Henri III que je surnommais affectueusement Froggy. Il était tout un numéro, lui et ses mignons... Ça jouait fort dans les appartements de Froggy. En fait, on avait voulu me marier à Froggy, mais ses tendances quelque peu déviantes l'ont vite rayé de la liste de mes prétendants. Pour ce qui est de Henri de Navarre, il est vrai que nous avions d'excellents rapports, mais oui effectivement il m'a beaucoup déçu avec son abjuration de la religion protestante et son sacrement en 1594 de la religion catholique, surtout après ce qui s'était passé, durant les fêtes du mariage de la putain de Valois et de mon tendre Henry. Et pour ce qui est de ces coquins d'Espagnols, oui effectivement je ne les porte pas dans mon coeur, surtout que je sais, par mes gens, que celui à qui je réponds en ce moment n'est pas Agrippa d'Aubigné, écrivain et historien à la cour de France, mais bel et bien le gros Felipe III d'Espagne. Alors, Felipe, tu croyais que mes hommes ne te démasqueraient pas? Tu vois, les Anglais ont encore une fois le dessus. Sois un homme pour une fois et affronte-moi! À bientôt mon gros. Tante Betty Château de Saint-Cloud 1er août 1589. Chère cousine d'Angleterre, Votre perspicacité m'étonnera toujours! Vous avez su deviner que ce n'était pas Agrippa Aubigné qui voulait des réponses mais bel et bien le roi Philippe III. Dans les 2 cas vous vous êtes trompée! Ha ha ha! Je suis votre cousin le Béarnais et je vous annonce que je serai le futur roi de France. Je viens d'apprendre que Froggy a été poignardé par un moine fanatique du nom de Jacques Clément. Que Dieu le protège. Je me prépare à une nouvelle bataille et j'ai besoin d'écus et de soldats anglais afin de conquérir ma capitale soutenue par la Ligue et la bande des Seize. Le gros duc de Mayenne que j'ai vaincu à Arques et à Ivry ne semble pas comprendre la légitimité de mon trône. J'aurais l'appui de tous les Huguenots français et l'appui de Guillaume d'Orange des Provinces-Unies. Je vous demande sincèrement un prêt de 200 000 écus. J'enverrai le duc de Nevers pour récupérer cet argent, et je vous rembourserai le tout après avoir conquis ma capitale. Je tiens à vous préciser que le royaume de France tente de chasser l'usurpateur espagnol mais aussi tous les lansquenets allemands postés dans les frontières du Rhin qui se comportent comme de véritables sauvages envers mon peuple en pillant et incendiant les villages. Chère cousine, je vous préviens aussi que Calais prise en 1559 sera et restera attachée au royaume de France. J'ai ouï dire que vous aviez l'intention de reprendre et conserver la ville pour le commerce de vos marchands. La présence de vos soldats à Calais me dérange et je vous conseille de rediriger vos troupes vers Rouen, place toujours tenue par les ligueurs. Vos soldats pourront rejoindre le commandement du maréchal Biron dans l'espoir de chasser les Espagnols du Nord du Royaume de France. J'ai lu votre lettre très «dégradante» à propos de votre cousine la reine Marguerite de Valois. Tâchez à l'avenir de montrer quelque peu d'empathie envers Margot qui vient de perdre son frère et sa mère Catherine durant la même année. À bientôt la rouquine et n'oubliez pas de remettre les écus à mon fidèle serviteur Nevers. Henry roi de France et de Navarre Londres, 10 août 1589. Mon cher Henri, Pourquoi avoir voulu vous cacher sous les traits de ce gros bâtard de Felipe. Vous savez très bien que nous sommes en bons termes. Pourquoi tant de cachotteries avec moi? Je suis très heureuse de voir que vous vous portez bien et que la France se portera mieux avec votre arrivée sur leur trône maudit. Félicitations, mon cher, je suis heureux de votre élévation au trône de France. Vous quitterez enfin votre Navarre et vous installerez pour de bon à Paris. Il est admirable de voir comme la succession des rois se fait à une allure telle que bientôt c'est moi qui monterai sur le trône de France. Je vous souhaite de tout coeur de rester un peu plus longtemps que les fils de l'Italienne. J'espère que l'Angleterre pourra toujours compter sur l'appui du nouveau souverain. Les échanges commerciaux ont toujours été très difficiles entre nos deux nations, et que dire à propos des traités. Les Valois n'ont jamais été très commodes à l'égard des sujets britanniques. J'espère que le fils des Bourbons saura mieux comprendre les intérêts communs de nos deux nations. Je sais, mon cher Henri, que vous saurez faire preuve d'intelligence, de force et de dignité, que vous vous montrerez digne de votre chère Mère, feu la reine Jeanne III de Navarre. Pour ce qui est du prêt, sachez, cher Henri, qu'il me fera plaisir d'aider le nouveau Roi à prendre place sur son trône et chasser les usurpateurs, bien entendu nous signerons une alliance en bonnes et dues formes. Sachez, cher Henri, que vos combats contre la Ligue et le gros cochon d'Espagnol seront toujours soutenus par vos alliés les Anglais. Pour ce qui est du duc de Mayenne je crois que vous avez les idées embrouillées, vous ne vous êtes pas encore battu avec lui, sinon nous aurions su votre victoire ici à Londres. Quant à votre femme, je vous conseille fortement de demander l'annulation de votre mariage et de prendre une autre femme pour épouse. Marguerite de Valois, est une Valois, elle finira toujours par vous trahir. C'est la fille de l'Italienne, ne l'oubliez jamais. Une putain reste une putain! Liz. St-Cloud, 20 août 1593 Chère cousine, Vous avez probablement raison concernant l'annulation de mariage avec Margot. Cependant vous devez savoir que je suis épris de la belle Gabrielle d'Estrées et cela semble déranger mon conseiller Mornay. J'ai eu l'idée de l'épouser après mon sacre d'Amiens mais Margot s'y objecte fortement. Elle refuse d'annuler son mariage. Margot qualifiant Gabrielle de simple «bagasse». Vous savez, régner dans ce royaume est très difficile malgré l'absolution accordée par le pape Clément VIII. J'ai toujours la Ligue qui refuse de reconnaître ma légitimité et je suis constamment menacé de mort par de fanatiques catholiques. Chère reine, vous aussi vous pourriez vous convertir. Le pape Clément VIII étant beaucoup plus souple et moins «hispanisé» que les papes précédents. Il pourrait vous accorder le pardon et vous retirer le statut d'excommuniée. Enfin rien n'est assurant mais j'assume de plein gré mon rôle de Roy. Personne ne pourra m'empêcher d'entrer à Paris et de recevoir les clés de la ville. Vous savez, à propos de mariage, il semble que les négociations aillent bon train concernant une certaine nièce du cardinal Ferdinand de Toscane. On parle d'un mariage qui pourrait régler l'épineuse question de ma succession et d'obtenir un héritier légitime. Cette Marie que mon ami Sully a appelée affectueusement la banquière italienne pourrait renflouer les coffres de l'État et nous débarrasser une fois pour toute des Espagnols. Une alliance franco-italienne pourrait résoudre bien des problèmes. Chère cousine, je sais qu'il est tard et que vous devez vous reposer étant donné votre âge avancé. Votre fidèle compagnon Henry Londres, 30 août 1593 Mon cher Henry, Pour ce qui est de votre mariage avec la putain des Valois, rayez-la au plus vite, elle sera votre perte. Il faut la répudier, et si le Pape refuse, faites une autre religion et proclamez-vous en le chef. Ce n'est pas très compliqué. Prenez qui vous voudrez comme seconde épouse et Mornay n'en a rien à dire. Le mariage avec votre grosse Italienne me semble bien à propos, surtout si elle peut renflouer les coffres de l'État, profitez-en. Une union Franco-Italienne est toujours mieux que Franco-espagnole. Et gardez d'Estrées comme maîtresse... Margot est une enjôleuse, il faut se méfier de la fille d'une sorcière... débarrassez-vous-en! Pour ce qui est de la ligue, un conseil. Neutralisez-les au plus vite. Ce sont des révolutionnaires? Eh bien faites-les massacrer. C'est ce que j'ai fait pour m'établir bien comme il faut sur mon trône. Alors faites de même. Ne vous convertissez jamais, ce serait leur donner raison. Je ne me convertirai jamais et le gros Clément peut bien aller se pendre que je ne bougerai pas mes positions. Je me fous d'être excommuniée. À bientôt Liz. |
|
|